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Manifestation devant la carrière Carayon le 3 mars 2003
à l'appel d'un collectif de citoyens
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Une centaine de personnes se sont retrouvées ce lundi... à 8 h du matin pour protester
contre le projet SITA-Carayon. Atmosphère tranquille, musique... Les gens qui
étaient venus n'étaient pas d'humeur belliqueuse, ils en voulaient simplement à
l'immonde projet de décharge. Les forces de l'ordre, en nombre, CRS et gendarmes, ont
sermonné les manifestants. Prière de respecter la loi : laisser circuler sur la
nationale et laisser travailler les gens (ndlr. : laisser travailler Carayon).
Consultation : que fait-on ? laisse-t-on entrer les camions ? Réponse à mains
levées : oui. Question : laisse-t-on sortir les camions ? Réponse : non. |
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Dès lors, il y avait un désaccord. Et cela s'est traduit par un affrontement assez
long entre les forces de l'ordre et les manifestants qui s'asseyaient ou se
couchaient devant les camions qui essayaient de sortir de la carrière et les CRS qui
les poussaient, les tiraient , les bousculaient.... Un peu limite parfois. Mais rien
de grave. Tout cela restait digne et bon enfant tout à la fois. Dès que les
manifestants qui se trouvaient juste devant le camion étaient enlevés, il s'en
retrouvait aussitôt d'autres juste derrière. Et ainsi de suite. |
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Ce scénario a duré un bon moment et la route, à ce jeu, s'est
retrouvée complètement bloquée jusqu'à ce que les forces de l'ordre décident qu'il
avait assez duré. A vrai dire les manifestants n'ont pu faire que des suppositions
sur l'origine de cette décision. Quoi qu'il en soit, les gendarmes ont demandé que
fussent libérés les camions déjà engagés sur la route et aux manifestants de revenir
devant le portail. Ce qui fut fait, mais il a fallu un bon moment. |
Si les manifestants avaient voulu bloquer la route, ils n'auraient sans
doute pas réussi à le faire. A vouloir sortir à tout prix les camions malgré les
protestataires, il a été quasiment impossible d'emprunter la RN 112 pendant près de
deux heures !
A plusieurs reprises, les manifestants ont demandé à M. Carayon de recevoir
une délégation. Mais, qui s'en étonnera ? celui-ci a fait la sourde oreille.
Matinée qui marquera les mémoires dans le combat contre cette sinistre décharge.
A 11 heures, il a été décidé de rompre et d'aller à la mairie de St-Pons. |
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Environ 150 manifestants devant chez Carayon
article TAM TAM n°1 du 5 mars 2003
C'est environ 150 personnes qui ont répondu présentes à l'appel du Collectif de
Citoyens malgré l'heure matinale et les obligations professionnelles et familiales
de chacun.
C'est donc dès 8 heures, le lundi 3 mars, que 150 à 200 personnes se sont massées
pacifiquement et dans la bonne humeur, devant les grilles closes et bien gardées de
l'entreprise Carayon (bailleur du site de Tanarès où la SITA voudrait installer sa
Méga-Décharge).
Comme décidé par le Collectif, lors de 1'assemblée générale du 28 février, des
volontaires se placèrent en amont et en aval du site, afin d'assurer la sécurité des
manifestants et du trafic routier. C'est à main levée que les manifestants décideront
de laisser entrer les camions qui se présentaient mais de bloquer tous ceux qui
voudraient ressortir. Bref une belle leçon de responsabilité individuelle et de
démocratie directe.
Tout se déroula pour le mieux, au son de l'accordéon.
Malheureusement, comme dans la chanson de Brassens, 'les gendarmes mal inspirés',
sûrement pressés par la direction de Carayon très énervée, tentèrent de faire sortir
la dizaine de camions stationnés en file indienne à l'intérieur.
Erreur ! C'était sans compter avec la détermination des manifestants. Du coup, si la
nationale, jusque là, n'avait pas été bloquée par les manifestants, l'initiative
brutale des gendarmes s'en chargea.
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Une délégation tombée du ciel
Une délégation venue d'on ne sait où parvint jusqu'à l'accueil pour rencontrer
Monsieur Carayon et lui demanda de recevoir les manifestants massés devant sa porte.
Sans surprise il refusa. Ce "défenseur de l'intérêt général", un rien courroucé,
raccompagna lui-même, escorté de ses vigiles et de leurs chiens, les arrogants
opposants qui venaient jusque chez lui, lui demander des comptes sur les dégâts
irréversibles que le projet de Tanarès provoquerait. |
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"SITA-CARAYON 100 ANS DE POLLUTION"
Dans la matinée, des mains taquines déployèrent sur les falaises de la carrière face à
la foule amassée une banderole où s'inscrivait en lettres blanches ce slogan terrifiant
et probablement en dessous de la vérité. |
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Assis, couchés, debouts, bras dessus bras dessous, malgré quelques coups, tous ont
résisté sans faillir. Seuls trois camions furent libérés par les opposants afin de
libérer la nationa1e et les gendarmes, malgré les renforts, abandonnèrent la partie.
Un peu énervés par cet échec, ils se replièrent vers les fourgons d'où l'on vit sortir
casques et masques à gaz. Probablement qu'un ordre supé-rieur leur enjoignit d'accepter
le statu-quo, car plus rien ne se passa côté "forces de l'ordre" jusqu'à ce que les
manifestants décident, par vote, de quitter les lieux vers onze heures. Avant bien sûr
ils ne se privèrent pas d'exprimer une fois de plus leur colère contre Monsieur Carayon
et Sita Sud. |
Comme voté lors de l'Assemblée du Collectif le vendredi 28 février, une délégation
d'environ 80 personnes se rendit à la Mairie de St Pons pour y demander une salle
gratuite pour ses réunions hebdomadaires (tous les vendredis). Salle qui lui fut
accordée par Madame Charras adjointe au maire.
C'était bien midi quand la délégation présente devant la mairie, apprenait que trois
manifestants avaient été interpellés par les gendarmes devant les portes de Carayon
lors de la dispersion. Un d'entre eux s'était même vu obligé de signer le "carnet de
consigne" ou "main courante" indiquant qu'il avait parlé dans le mégaphone, s'était
opposé à la sortie des camions... bref toutes choses que chaque manifestant
revendiquait aussi. C'est donc en cortège que la délégation se rendit de la Mairie à
la gendarmerie.
Après d'âpres négociations, voyant la détermination calme des personnes présentes, les
gendarmes acceptèrent ce qu'exigeaient les manifestants, à savoir : signer eux aussi
et dans les mêmes termes que leur camarade le fameux "carnet d'intervention". Les 76
signataires libérèrent le trottoir devant la gendarmerie vers 13h. |
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