article Tam Tam n°6 du 10/05/2003
C'est suite au résultat d'un vote, plus que douteux (8 pour 7 contre 2 abstentions 9
absents ), de la Commission Départementale d'Hygiène, qui a donné un avis favorable au
projet SITA, que le Collectif de Citoyens a décidé d'une action ce mardi 6 mai dès 10
heures devant la cathédrale de Saint Pons.
Plus d'une centaine de personnes ont défilé dans les rues de la ville. Et.. ! Ironie
du sort, un camion de l'entreprise CARAYON, qui passait par-là, fut bloqué par les
manifestants et c'est par la suite que le chauffeur fut mis à contribution pour
conduire le cortège symboliquement jusqu'au parvis de la mairie.
C'est aux alentours de 12 heures que le mouvement se durcit et décide d'occuper les
bureaux de la mairie.
Quoi... ?! C'est à la surprise générale des fonctionnaires de mairie que les
manifestants s'installent pour déjeuner dans la convivialité et le respect des
individus et des locaux. Après cette sympathique collation, et d'un commun accord, le
collectif de citoyens déclare :
"...c'est scandaleux! La démocratie est bafouée: Refus d'un référendum au plan
départemental sur le retraitement des déchets. L'entreprise SITA, dangereux pollueur
industriel, n'est toujours pas écarté. Des promesses non tenues du sous-préfet M.
Koegler. Un obscurantisme dans le travail de fond sur les solutions alternatives
existantes, techniquement établies et chiffrées. Aucune réelle discussion n'est
établie avec tous les maires de la vallée (qui sont majoritairement contre le projet)
de la part du préfet pour la mise en place de décharges intercommunales…. Etc. C'est
pourquoi ne confondons pas! L'action et les actions à venir ne sont pas contre les
élus locaux mais une pression afin que les personnes habilitées puissent nous
certifier par écrit (il a été maintes fois prouvé le manque de parole de certains) la
date d'une rencontre avec le préfet et les maires.. "
Il s'avérera que la préfecture de Montpellier décida, en l'espace d'une après midi,
d'une date: le 23 mai, mais qu'il refuse de confirmer par écrit (tiens donc?) en
prétextant que la parole de Madame Charras première adjointe du député maire M.
Mesquida, faisait foi de cette déclaration.
Les manifestants fatigués d'être dupés, décident de rester occuper la mairie jusqu'au
soir et la nuit s'il le faut. Tous solidaires, certains Saint Ponais et autres
portaient le ravitaillement pour dîner. Sur ces entrefaites, les conseillers, sous
l'ordre, décident d'une discussion (afin de mieux noyer le poisson et pouvoir faire
évacuer les lieux) avec une délégation de citoyens qui dans le fond n'apportera rien
de concret (rien de surprenant)...
Ce n'est qu'à 19 heures que M. Mesquida envoya de l'assemblée à Paris un fax certifiant
:
"Je vous confirme, comme je l'ai précisé par téléphone à un responsable du collectif
que monsieur le préfet me reçoit avec les Maires concernés le 23 mai prochain."
A 20 heures les manifestants quittent les locaux de la mairie.
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