Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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Communiqué du samedi 8 février 2003

La lecture attentive du rapport du commissaire enquêteur, rapport que vous pouvez consulter dans son intégralité sur le site, est édifiante.
Il est évident que le commissaire était acquis entièrement à la cause de la SITA et que la consultation n'était que de pure forme : "cette enquête qui ne se voulait au départ qu'une simple formalité administrative (il n'avait même pas été jugé nécessaire de désigner une commission d'enquête)"... L'intervention du public et des "associations de défense" est dérangeante. Ces associations sont des ennemies sur lesquelles il frappe à boulets rouges : "On s'étonnera du manque d'esprit critique des associations de défense de l'environnement, qui ont très largement piloté la consultation concernant certains sujets d'une importance capitale..."(...) "l'encadrement des observations du public par les associations de défense est aisément décelable..." (...) "Il n'est pas possible de considérer que nous sommes en présence d'une libre expression du public". Ainsi aurait été "sclérosé", voire "annihilé" le "vrai débat démocratique". Que de leçons !
Ainsi, Mesdames et Messieurs, qui avez été des centaines à vous manifester au moment de l'enquête, vous avez été "encadrés", vous ne vous êtes pas exprimés de manière spontanée... Vous êtes des veaux !
On ne saurait mieux dire en quel mépris ce M. Guestault et la SITA tiennent les habitants de notre vallée.

Inversement le rapport ne tarit pas d'éloges sur la SITA dont le mémoire est "tout à fait valable et acceptable". C'est un plaisir de travailler avec ces gens.
Et l'étude de Patanarès "n'est en fait qu'une critique tous azimuts". Nous sommes coupables "d'affirmations alarmistes... sur la foi d'études plus ou moins réalistes."
Vraiment le commissaire a bien raison de refuser une réunion avec la SITA sur le site de Tanarès, début janvier, comme le veut le règlement. Il y fait un climat exécrable. Il vaut mieux recourir "à des palliatifs pour que l'analyse des résultats se fasse aussi rapidement que possible", c'est à dire dans les locaux de SITA Sud, à Montpellier d'abord, puis "en Avignon". C'est plus confortable.

Nous ne nous attarderons pas davantage sur les propos de ce M. Guestault. Ce serait lui faire un honneur qu'il ne mérite pas. Nous allons introduire tous les recours possibles en justice.

Et c'est le moment de l'action.

A Olargues d'abord, ce lundi 10 février, à partir de 15 heures 30. Soyez nombreux avec vos panneaux, avec vos banderoles, pour protester contre cette décision honteuse.

Et ce même lundi, à partir de 20 heures 30, nous avons décidé de tenir une réunion ouverte à tous, une réunion orientée vers l'action, afin de montrer notre détermination, de montrer que rien ne sera facile pour eux.
Ce soir-là, nous ne serons pas trop nombreux à la mairie de Riols.

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