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Action du Collectif à la décharge de Mallemontade
Saint-Ambroix, le 10 février 2005
Le 10 février, une vingtaine de militants du Collectif de Citoyens sont arrivés sur le
Foirail à Saint-Ambroix vers 11 heures. Après un échange téléphonique avec le responsable
de l'Association collective Mallemontade Saint-Brès, ils se sont dirigés vers la salle des
fêtes de Saint-Victor de Malcap où ils étaient attendus par une trentaine de militants
associatifs. C'était une bonne surprise. Comme a dit l'un d'entre eux : "Ça fait chaud au
coeur." Après la prise de contact, un cortège de voitures a acheminé tout ce monde vers la
décharge. Un peu avant midi, les manifestants ont pris place à l'entrée du chemin menant
vers le centre d'enfouissement. Les banderoles et les pancartes ont fleuri. Contact a été
pris avec la presse, mais les journalistes étaient pris ailleurs. Qu'importe : il s'agissait
de bloquer la décharge. Tout le monde s'est installé et comme c'était l'heure du repas, le
pique-nique a été sorti du sac. Mais nos hôtes de Saint-Ambroix avaient d'abord offert
l'apéritif.
Pendant tout ce temps , des contacts ont été pris, les coordonnées échangées et on s'est
promis qu'on n'en resterait pas là et qu'on rechercherait de nouveaux moyens de lutte contre
l'entreprise SITA, en se fédérant entre autres avec toutes les associations de défense
concernées.
Dans l'après-midi, un groupe de Saint-Ponais et de Saint-Ambroisiens s'est dirigé vers le
centre d'enfouissement, bien décidé à y entrer pour constater les manquements éventuels. Ils
n'ont pas été déçus : le casier en fonction n'était absolument pas couvert et une odeur
pestilentielle s'en dégageait. Certains d'entre eux ont failli défaillir. C'est à ce moment
que les visiteurs ont appris que certains habitants (situés sous le vent) avaient été obligés
de déménager : impossible pour eux de supporter ces odeurs putrides.
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Ensuite le groupe est allé au bord du casier en construction. Il a pu constater que la roche en place n'était
absolument pas homogène, qu'il y avait une bande de calcaire et d'autres couches qui
paraissaient bien friables. La règle veut en la matière qu'une barrrière de sécurité (dite
"passive") soit constituée par une couche d'argile d'un mètre d'épaisseur importée
d'ailleurs. Il n'y en avait absolument pas. Juste un géotextile et une géomembrane qui ont
paru bien minces par rapport à la masse des déchets qui devaient les recouvrir. Soit dit en
passant, ils avaient pu constater dans le casier en fonction que des soudures de la
géomembrane étaient rompues. Et c'était juste au bord de la masse des déchets. Et dessous,
avec le poids des déchets, comment ça se passe ?
Bien sûr, pour SITA-Sud, il n'y a pas de problème. Tout va bien.
Les militants anti-SITA ne l'entendent pas de cette oreille : ils comptent bien faire
reculer l'arrogante multi-nationale, et faire en sorte qu'il lui soit de plus en plus
difficile d'accomplir ses forfaits.
Vers 17 heures, le barrage a été levé et les militants de Saint-Pons et de Saint-Ambroix se
sont séparés après s'être promis d'approfondir leurs relations dans le cadre de la lutte
contre les méga-décharges.
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