Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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Communiqué de Patanarès pour le 15 décembre 2003

La CLIS se veut être un outil de transparence. Or, le dossier SITA-SUD n'est ni transparent, ni sérieux. Nous avons démontré devant la presse et les services de l'Etat, les approximations, les mensonges et falsifications du projet SITA.

L'autorisation préfectorale ignore l'opposition de tous :
· La population
· Les associations
· 25 communes
· Conseil général
· La chambre d'agriculture
· L'INAO
· Les offices de tourisme
· Le Parc Naturel Régional
· Une vingtaine de députés européens
qui se sont tous fermement prononcés contre ce dangereux projet.
Cette autorisation d'exploitation restera comme un scandaleux déni de démocratie.

Monsieur le Préfet, n'a pas respecté les engagements pris en son nom par le sous-préfet :
· en février, la promesse d'une contre-expertise par un organisme indépendant contrôlée par l'association
· en octobre, devant la presse, la promesse de communication de tous les documents demandés dés la signature de l'arrêté d'autorisation.
Nous n'avons pas reçu tous les documents promis et aucune contre-expertise indépendante n'a eu lieu.
Monsieur le Préfet méprise autant la parole de son sous-préfet que l'avis des associations et de la population !

Monsieur le Préfet nous avait conviés à la mise en place d'une CLI pour la gestion des déchets de tout l'Ouest Héraultais. Après deux réunions sans aucun compte-rendu, cette commission n'a plus siégé. En fait, le seul but de cette CLI était de faire accepter une réunion avec SITA-SUD.
Ces procédés sont indignes d'un pays démocratique !

Monsieur le Préfet feint d'ignorer le travail du Syndicat Mixte et de l'association :
· l'avancée de solutions alternatives (stabilisation organique, plate-forme de compostage)
· le dépôt en préfecture de projet (gazéification par torche à plasma)

Pour Monsieur le Préfet, l'intérêt général est égal à l'intérêt d'un groupe privé dont le procédé consiste à enfouir les déchets sans aucun traitement. Les effluents liquides et gazeux, générés pendant plus de 50 ans par les fermentations, présenteront des risques importants pour la population, pour les aquifères et contribueront au réchauffement de la planète par effet de serre.

Nous attaquons la décision préfectorale en justice et n'avons donc aucune raison de participer à ce qui n'est qu'un simulacre pour tenter de préserver une vague façade démocratique.
Nous attendrons la décision des juges en restant vigilants face aux manipulations et décisions des politiques de tous bords, car nous avons le souci de protéger la région, la population et l'avenir de nos enfants.

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