Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

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Intervention de PATANARES sur Radio Bleue Hérault
le 17 octobre 2003

Il s'agit d'un projet de décharge en plein Parc Naturel Régional, près de St Pons, qui prévoit l'enfouissement d'ordures brutes de 75 à 100 000 tonnes par an et qui doit accueillir la moitié du département.

Nous avons largement mis en évidence les irrégularités, les mensonges et les dangers de ce projet :

a.. Biogaz, dioxines pour la pollution de l'air
b.. Jus toxiques (lixiviats) qui menacent de pollution des réserves aquifères patrimoniales les plus importantes du département
c.. Les risques routiers : il y aurait plus de 100 camions par jour d'augmentation sur la route du Poussarou, déjà saturée et dangereuse
d.. Les risques liés aux précipitations très sous évaluées dont nous constatons régulièrement les dégâts.

Depuis plus de 8 mois, l'association et sa commission Alter-déchets travaille en partenariat avec le Syndicat Mixte de l'Ouest et le Parc Régional du Haut Languedoc pour proposer des centres d'enfouissement après compostage, sous contrôle public et pour 4 ou 5 cantons, limitant les risques routiers et respectant le principe de proximité, cherchant à mettre en place la collecte des toxiques afin d'obtenir un compost de qualité, dont la vente pourrait diminuer le coût du traitement.

Il faut préciser que ce n'est que grâce à une demande d'assouplissement du plan départemental que Sita-Sud pourrait enfouir sans traitement.

La question est la suivante :

Pourquoi ? à l'heure où le Président de la République propose une charte de protection de l'environnement qui donne devoir aux citoyens de s'opposer à toutes menaces sur l'environnement,

Pourquoi ? au moment où l'urgence de préserver la qualité des eaux n'a jamais été aussi aiguë, et que même la valeur marchande de ces réserves d'eau, situées sous le projet, est beaucoup plus importante que les bénéfices de toutes sortes, de 20 ans d'enfouissement,

Pourquoi ? sachant que d'autres solutions beaucoup moins dangereuses sont possibles (notamment, sont à l'étude, des sites à : Pézènes les Mines, Cazouls lès Béziers, Pézenas, Rodomouls),

Pourquoi Monsieur le Préfet n'applique-t-il pas le principe de précaution ? Le Président de l'association Patanarès, André Pruneddu

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