Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint- Ponais ?

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Courriers officiels

Deuxième lettre à la Diren
Le 19 décembre 2002
Association Patanares
Ardouane 34220 RIOLS

A DIREN Languedoc-Roussillon

Objet : Enquête Publique concernant le Centre de déchets ultimes au lieu-dit Tanarès (Commune de Riols)

Madame, Monsieur,

Suite à l' Enquête Publique concernant le Centre de déchets ultimes au lieu-dit Tanarès (Commune de Riols), nous nous permettons en première instance (de nombreux points irréguliers et irrespectueux de l'environnement sont à signaler concernant ce projet) d'attirer votre attention sur les atteintes possibles au milieu naturel des vallées de Cassilhac ( VALLEE DE CASSILLAC - ZNIEFF 1 - Numéro: 40780016), et éventuellement Mézouilhac (VALLEE DE MEZOUILHAC - ZNIEFF 1 - Numéro: 40780001), qui font partie des sites à préserver que vous avez déjà répertoriés.

On peut voir sur le site de la DIREN les précisions suivantes concernant la vallée de Cassilhac :
Richesse patrimoniale
Elles sont mal connues ; un inventaire systématique serait nécessaire pour découvrir la présence possible d'espèces rares dans cet ensemble peu modifié par l'homme. On signale toutefois la présence de l'Ecrevisse à pied blanc (Astacus pallipes), espèce indigène en voie de disparition, qui possède ici une population encore importante.
Intérêt
Cette vallée possède tout d'abord un intérêt écologique global lié au caractère naturel du site et à l'absence d'interventions humaines majeures. Elle constitue donc un réservoir et un refuge importants pour la faune et la flore. De plus, le ruisseau de Cassillac est l'un des derniers ruisseaux du département possédant encore une population d'écrevisses indigènes, alors que partout ailleurs elle a été remplacée par l'écrevisse américaine. Enfin, signalons l'importance hydrologique et géologique de ce site avec la présence de nombreuses résurgences et de grottes qui témoignent de l'importance du réseau d'eau souterraine.
Gestion du milieu
Il convient de maintenir le site en l'état en évitant notamment les aménagements pouvant apporter un déséquilibre dans le fonctionnement du cours d'eau (pollution, curage...).


Le site de Tanarès, où est prévue la décharge, est en limite directe de cette vallée. Est prévu sur ce site un dépôt de déchets classes D et E, dont certains fortement fermentescibles, des déchets d'origine industrielles, des boues d'épuration (plus de 2000 tonnes par an),…. Dératisation et désinsectisation permanentes du site sont signalées dans le dossier. Des gaz résultant de la combustion des déchets (méthane, mais aussi H2S, voire dioxines si la combustion est partielle) vont se répartir dans l'atmosphère et gagner les vallées de Cassilhac et Mézouilhac. Les répercutions sur l'environnement ne tarderont donc pas à se faire sentir. Des canons pour faire fuir les oiseaux semblent prévus également sur Tanarès.

Par ailleurs, comme vous le signalez dans le paragraphe "intérêt" l'importance hydro-géologique du site témoigne de l'importance du réseau d'eau souterraine.
Or, si le site de Tanarès est bien situé de l'autre côté des crêtes les captures d'eaux souterraines sont toujours possibles et ici probables étant donnée la géologie complexe présence de failles signalées et portées sur la carte géologique, ainsi que la présence de dolomies toujours karstifiées dans cette région et par conséquent très perméables. La plupart des cavités (notamment la grotte de Rocheba) et les événements karstiques de la zone voisine du site de Tanarès ne figurent pas dans les cartes présentées par la SITA.

Ces quelques remarques suffiraient, nous semble-t-il, pour que vous portiez un avis défavorable sur ce projet.
Nous vous demandons donc, non seulement d'examiner ce dossier avec la plus extrême vigilance, mais également de tout mettre en œuvre pour garantir la protection du milieu que vous avez signalé comme particulièrement vulnérable, et qui ne saurait souffrir la présence d'un centre de déchets ultimes dans son environnement propre.

Notre association se met à votre disposition, dans la mesure de ses moyens pour vous apporter toute précision complémentaire.
Ne doutant pas de l'intérêt que vous portez à tout ce qui touche à la protection de l'environnement, veuillez agréer Madame, Monsieur , l'expression de nos meilleures salutations.          voir le document de la DIREN

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DDE : Agence de Saint-Chinian
ASSOCIATION PATANARES
Ardouane 34220 RIOLS
Le 21 Décembre 2002
A Agence Départementale Saint-Chinian
OBJET : Projet de stockage de déchets ultimes sur le site de Tanarès (commune de Riols)
Monsieur le chef d'agence,
C'est avec une certaine surprise que nous avons découvert, lors de l'enquête publique, le projet d'un centre de déchets ultimes à Riols, au lieu-dit Tanarès.
La population, les associations et commerçants se sont mobilisés et organisés en collectif puis association, contre ce projet, jugé dangereux à plus d'un titre, et surdimensionné pour notre micro-région et ses accès.
En effet, près de 100 000 (cent mille) tonnes par an de déchets, et ce pendant 20 ans devraient être transportés de tout l'ouest du département, et c'est vaste, sur le site, par des camions empruntant la R.N. 112, traversant les communes de Cébazan et Saint- Chinian en particulier. Cette voie est déjà surchargée par nombre de poids lourds, qui, de Castres en passant par Mazamet et Saint-Pons, se dirigent vers le littoral, et vice-versa. Cet important trafic routier engendre de nombreux accidents (un semi- remorque s'est encore renversé aux environs du Rec , à moins de deux kilomètres du site de Tanarès avant-hier), parfois mortels, sur une route sinueuse, quelquefois étroite, d'une stabilité fragile malgré les aménagements (voir Saint-Chinian).
Aussi nous demandons vous d'examiner avec attention les conséquences d'un accroissement de plus de 15% des poids lourds quant à la sécurité des usagers, mais aussi quant aux risques de pollution en cas d'accident, si un tel projet venait malgré tout à voir le jour.
Les conséquences , en ce qui concerne les départementales 908 de Lodève à Riols, et D907 de Rieussec à Saint-Pons, ne sont pas moindres. Combien de villages et hameaux traversés par ces convois ? Ces routes son-elles appropriées à cette circulation ?
A vous de juger et de réagir !
Veuillez agréer, Monsieur le chef d'agence, l'expression de mes meilleures salutations
Le Président, André Pruneddu
P.S. Ci joint copie article Midi-Libre de ce jour
N.B. : Copie pour information adressée à Monsieur le commissaire enquêteur, Mairie de Riols

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DDE : Agence de Saint-Pons
ASSOCIATION PATANARES
Ardouane 34220 RIOLS
Le 21 Décembre 2002
A Agence Départementale Saint-Pons
OBJET : Projet de stockage de déchets ultimes sur le site de Tanarès (commune de Riols)
Monsieur le chef d'agence,
C'est avec une certaine surprise que nous avons découvert, lors de l'enquête publique, le projet d'un centre de déchets ultimes à Riols , au lieu-dit Tanarès. La population, les associations et commerçants se sont mobilisés et organisés en collectif puis association, contre ce projet, jugé dangereux à plus d'un titre, et surdimensionné pour notre micro-région et ses accès.
En effet, près de 100 000 (cent mille) tonnes par an de déchets, et ce pendant 20 ans devraient être transportés de tout l'ouest du département, et c'est vaste, sur le site, par des camions empruntant la R.N. 112, traversant les communes de Cébazan et Saint-Chinian en particulier. Cette voie est déjà surchargée par nombre de poids lourds, qui, de Castres en passant par Mazamet et Saint-Pons, se dirigent vers le littoral, et vice-versa. Cet important trafic routier engendre de nombreux accidents (un semi-remorque s'est encore renversé aux environs du Rec, à moins de deux kilomètres du site de Tanarès avant-hier), parfois mortels, sur une route sinueuse, quelquefois étroite, d'une stabilité fragile malgré les aménagements (voir Saint- Chinian).
Aussi nous demandons vous d'examiner avec attention les conséquences d'un accroissement de plus de 15% des poids lourds quant à la sécurité des usagers, mais aussi quant aux risques de pollution en cas d'accident, si un tel projet venait malgré tout à voir le jour.
Les conséquences , en ce qui concerne les départementales 908 de Lodève à Riols, et D907 de Rieussec à Saint-Pons, ne sont pas moindres. Combien de villages et hameaux traversés par ces convois ? Ces routes son-elles appropriées à cette circulation ? A vous de juger et de réagir !
Veuillez agréer, Monsieur le chef d'agence, l'expression de mes meilleures salutations
Le Président, André Pruneddu
P.S. Ci joint copie article Midi-Libre de ce jour
N.B. : Copie pour information adressée à Monsieur le commissaire enquêteur, Mairie de Riols

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