Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint- Ponais ?

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Compte-rendu de l'entrevue avec M. Vigne, secrétaire général de la Préfecture de l'Hérault
Audience à la Préfecture le vendredi 14 février 2003, 15h30

Etaient présents : M. Vigne, secrétaire général, et deux chefs de division : celle de l'environnement et celui de la gestion des déchets, M. Desmet.
Pour Patanarès: André Pruneddu, Jean Sabench (également présent en tant que adjoint du maire de Riols), Ahmed Bourhim, Sylvie Grasset et Marcel Caron.


Nous avons été reçus et entendus longuement (plus d'une heure). D'abord, nous avons été les seuls à nous exprimer. André l'a fait selon le papier joint en annexe [ lire ]. Il a été interrompu, mais il a pu y revenir tout au long des échanges, en en rajoutant une couche ici et là. Chacun a pris la parole sur un thème particulier :
Sylvie sur la mission du Parc Régional compromise par cette décharge surdimensionnée, qui aurait des effets désastreux sur l'image de la région, sur le tourisme vert...
Marcel sur la fragilité des géomembranes, exemple de Graulhet à l'appui [ lire ], et surtout dans un site à forte pentes et soumis à de fortes pluies.

Jean est intervenu sur des sujets divers : les biogaz, les lixiviats, le transport de ces lixiviats (qui s'ajoute au trafic concernant les ordures...), les problèmes d'étanchéité, sur les efforts consentis par les municipalités (champs d'épandage, station d'épuration...), efforts compromis par cette "usine à gaz" polluante, l'alourdissement du trafic routier, les problèmes financiers au-delà des vingt premières années...

Ahmed est intervenu sur les essais de perméabilité qui ont été pratiqués, qui n'ont aucune valeur, ce qui ôte toute valeur à l'étude hydrogéologique [ lire ].

En dialogue avec M. Vigne qui cherchait à nous faire expliciter, plusieurs sont intervenus sur les aspects contradictoires du rapport du commissaire enquêteur qui semble défavorable au projet à certains moments (comme il nous l'avait par ailleurs dit) , et favorable à d'autres... L'aspect "diffamatoire" par rapport aux associations et à la population a été évoqué.

Marcel insiste sur le fait que le choix du site est largement critiqué par des experts et des professionnels de l'hydrogéologie en particulier, dont Rob Pols qui a repris point à point l'étude de la GESTER et de Eau et Géoenvironnement.
M. Vigne demande pourquoi il l'a fait, s'il s'est fait payer. A quoi il a été répondu qu'il l'avait fait gratuitement, qu'il avait agi en tant que militant de l'association.

Puis M. Vigne nous reproche en quelque sorte d'intervenir tard, bien après le schéma départemental qui a fait l'objet d'une enquête publique, que nous avons l'obligation de connaître puisqu'il y a eu publicité par affichage en mairie, articles de presse, publication sur le site Internet de la préfecture... Il refuse qu'on dise qu'il y a un seul site dans la zone ouest... Le débat est nécessaire sur la base du schéma départemental...

Comme implicitement, il nous reproche de refuser purement et simplement un site, Ahmed réintervient pour préciser que non, nous ne refusons pas une décharge, que nous cherchons un site adapté à une décharge (contrairement à ce que font M. Carayon et la SITA qui veulent adapter leur projet à un site). Il réitère que le site de Tanarès est tout à fait mal situé : en sommet de montagne, avec des écoulements selon un schéma gravitaire, sous de fortes pluies... et que cela hypothèque lourdement l'avenir. Cette intervention claire et insistante a bien mis les choses au point.

M. Vigne : les choses ont été faites dans le bon ordre. Au premier stade, celui du débat général, c'est plus facile, mais quand on en arrive aux projets pris individuellement, les discussions sont plus difficiles. Pourtant le projet Tanarès fait partie du schéma d'ensemble.
A quoi Jean réplique en disant qu'il n'est pas la résultante obligée de ce schéma.

M. Vigne, pour terminer nous demande de formuler nos revendications, ce qui est fait selon ce qui est indiqué à la fin du rapport d'André.

Peut-on conclure ? Une chose est certaine : nous avons bien mis les points sur les "i". Le secrétaire général de la préfecture ne peut pas ne pas avoir compris les raisons de notre mouvement, il a bien enregistré nos arguments en ce qui concerne la SITA, juge et partie, l'absence de validité des essais de perméabilité qui ont été pratiqués, et surtout les risques de pollution (réserve patrimoniale...).
Mais il serait bien hasardeux de tirer toute autre conclusion.

Pièces jointes : l'intervention d'André, celle d'Ahmed, celle de Marcel, qui ont été remises à M. Vigne et que nous vous joignons en annexes. Lui ont été également remis le relevé de conclusions du rapport de R. Pols, son post-sciptum que vous connaissez déjà ainsi que la réglementation en matière d'essais de perméabilité.

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