Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint- Ponais ?
 

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Réunion avec le Syndicat Mixte de l'Ouest
le jeudi 15 janvier 2004, Cazouls, 15h

Présents : SMGTEDMA :
F. Pla, directeur
G. Caubet

Alter-Déchets de Patanares :
Christian Druon
et Marc Bricard
Association "Pavé dans la Mare" :
Mme Sportouch
M. Cornélius Mende
et deux autres représentants

La séance est ouverte à 15h.
M. Pla nous annonce que M. Bozzarelli ne sera pas là (consternation).
Monsieur Caubet nous précise qu'il va nous écouter avec plaisir.
(J'écris " nous " mais en fait c'est le Pavé dans la Mare qui fait l'exposé.)

Le Pavé dans la Mare présente le rapport qu'ils ont réalisé mais il ne peut pas le laisser aujourd'hui car il attend des informations complémentaires et des réponses de M. Bozzarelli.
Le Pavé dans la Mare a été surpris par le rapport de la Safege en particulier par la méthode employée qui consiste à interroger un jeune gardien.
M. Pla va répondre au téléphone.
Le Pavé dans la Mare précise qu'en période d'étiage, le ruisseau du Bouissou fournit 80% du débit de la Mare.
M. Mende montre sur l'écran la surface de la décharge prévue : officiellement 2,5 ha mais en mesurant vraiment, il obtient 4 ha. L'extension en terme cadastral va jusqu'à 27 ha.
Le Pavé dans la Mare demande quels sont les critères nécessaire aux choix d'un site et pose la question de savoir si ce site répond à ces critères.
Retour de M. Pla.

Pour leur exposé, le Pavé dans la Mare a repris les critères de la SITA pour Tanarès.
Rosis ne répond pas aux critères d'un centre de stockage des déchets ultimes.
Le rapport de la Safege est une analyse ponctuelle, ce n'est pas bon. Il faut une analyse systémique et factuelle.
Le Pavé dans la Mare rappelle qu'ils ne sont pas opposés à un centre de tri des déchets ménagers.
Le Pavé dans la Mare indique que le terme "future" pour désigner le projet de Rosis laisse entendre que le projet se fera. Il souhaite qu'on utilise un terme plus approprié.

M. Pla répond qu'il écoute l'exposé technique avec respect mais que le mot futur dépend de beaucoup de choses et que c'est hypothétique. Mais il veut bien marquer hypothétique.
Pour les critères du site, le SMGTEDMA ne sait pas si c'est bon. S'ils ne sont pas sûrs que les études permettront de continuer le projet, ils ne mettront pas beaucoup d'euros dans cette affaire.

M. Mende précise qu'il y a une partie scientifique et une partie émotionnelle.

M. Caubet demande à quoi le Pavé dans la Mare n'est pas opposé.

M. Pla répond "à un site de déchets ménagers dans les Haut-Cantons".

Le Pavé dans la Mare précise qu'ils veulent que ce soit sur les contraintes définies et en respectant le principe de proximité.

M. Pla dit que c'est la loi qui définit les règles de proximité. Les règles sont relativement contraignantes mais on peut toujours en discuter.

M. Mende commence sa présentation à l'aide de son ordinateur.

M. Pla indique qu'il fait confiance en la compétence de M. Mende.

M. Mende précise qu'il est pour le principe des traitements des déchets mais dans de bonnes conditions et que ce type de site ne peut pas se faire à cet endroit.
S'en suit l'exposé du Pavé dans la Mare qui est repris dans le rapport qu'ils ont écrit.

M. Pla a l'air d'être attentif, il dit plusieurs fois qu'il apprend des choses.
M. Pla va parler à quelqu'un dans le bureau à côté.

L'affichage des galeries qui sont juste sous le site prévu pour le CSDU est impressionnant.
Les galeries sont de 10 à 100 m de profondeur. Mais on ne peut pas toutes les connaître car l'exploitation de la mine date du Moyen-Age, et ce n'est qu'à partir de 1938 qu'il y a des données.
Pour passer d'une galerie à une autre, il faut creuser des traversbans (???)
Le Pavé dans la Mare veut que le versant du Bouissou soit pris en compte.
Un discussion commence sur l'extraction de minerai à travers les âges qui semble passionner M. Pla.
M. Mende parle d'une communication entre le bassin de la Mare et le Bouissou. Il a lui-même nettoyé son puits et il a pu constater que ce qui était au fond venait des mines.
Le Pavé dans la Mare indique que les anciens disent qu'il y a moins d'eau depuis la fermeture de la mine.
M. Mende parle des séismes qui ont atteint la région. Il parle également de l'absence totale d'argile sur le site.
Il y a ensuite quelques digressions sur le magma et autre.
Le rapport de la Safege a outré les collègues de M. Mende.

M. Pla indique qu'ils se sont appuyés sur le rapport de la Safege.

M. Mende montre des photos prises sur le site et indique l'emplacement de la ZNIEFF, de la ZICO et de la zone Natura 2000.
Puis il montre des cartes sur les populations et les variations de ces populations dans la zone des Hauts-Cantons en particulier. Il cherche les sources des déchets afin de définir des bassins de déchets.
M. Mende a également fait des calculs sur le coût des transports en kilométrage et en gasoil. Le nombre de camions dépend strictement de ce que l'on apporte.

M. Pla rappelle qu'il s'agit de 30 000 t/an sur 4 ans ou moins par an mais sur plus de temps. Mais pour lui c'est un autre débat.
Il dit qu'il y a d'autres techniques que l'argile qui sont agréées.

M. Mende se demande comment faire pour trouver des sites qui vont mieux.

M. Pla dit : nous sommes dans le macro, comment gérer le micro ?
Il ajoute qu'il en apprend plus lors de cette réunion que depuis qu'il s'occupe de ces affaires.

M. Mende conclut en disant que d'un point de vue géologique, hydrologique et logistique, le projet de CSDU ne peut pas se réaliser sur le site de ROSIS.

M. Pla demande : est-ce que vous préjugez de l'affinement des études ? Etes-vous certain de ce que vous avancez ?

M. Mende répond qu'au vu de ce qu'il sait, ce projet n'est pas viable.

M. Caubet demande : que faut-il faire pour que vous disiez que ce soit possible ?

M. Mende : Donnez-nous vos critères de décision.

M. Pla indique que le SMGTEDMA essaye de créer un CET dans le secteur de ROSIS avec stabilisation,
1) parce qu'il y avait déjà une autorisation (qui date de 1974)
2) ce projet va faire l'objet d'études et que rien ne préjuge du oui ou du non.
Si ça ne peut pas se faire, ça ne se fera pas.

S'en suit une discussion sur cette vielle autorisation qui est encore valable et semble être la principale cause de l'intérêt du SMGTEDMA pour ce site.

M. Mende rappelle qu'il faut optimiser le couple coût/risques.
Le Pavé dans la Mare souligne que 50% des habitations sont des résidences secondaires (chiffres de 1999), qu'il y a des fermes auberges et 400 places d'accueil, que la région est un haut lieu du tourisme vert du Biterrois.

De la France entière, ajoute M. Pla.

Le Pavé dans la Mare précise que l'on va créer 3 emplois mais combien va-t-on en détruire ? La pollution visuelle fait perdre de 10% à 20% au patrimoine.

Christian constate qu'il y a beaucoup plus de maisons à vendre que d'habitude sur Saint-Pons et Rosis.

Le Pavé dans la Mare chiffre à 200 millions de francs + les dépenses de fonctionnement un tel projet et se demande à quel prix sera la tonne pour rentabiliser l'investissement.

M. Pla n'a qu'une réponse, le prix de la tonne actuellement est de 182 €. Pour savoir combien va coûter la tonne à ROSIS, il faut attendre les études.
Le SMGTEDMA a d'autres sites qu'ils prospectent mais que nous ne connaîtrons que plus tard pour des questions d'envol de prix.

Pour M. Mende, il est étonnant que l'on ait pu envisager un endroit comme le site de ROSIS pour un CSDU.
Mme Sportouch pense que la véritable raison c'est que les deux terrains ont été donnés au SMGTEDMA gratuitement.

M. Pla répond que les territoires sur Syndicat sont mis de plein droit à la disposition du SMGTEDMA.

Le Pavé dans la Mare indique que le SMGTEDMA a trouvé deux élus qui acceptent ce projet.

M. Caubet nous invite à venir visiter le site de Béziers pour que l'on puisse se rendre compte de ce qu'est une réhabilitation et un CSDU moderne.

Mais ce qui inquiète le Pavé dans la Mare ce n'est pas tant l'aspect visuel du site que les risques de pollution des nappes souterraines.

Arrivée de M. Bozzarelli à 17h30.
M. Bozzarelli pensait qu'il y avait M. Cros. Il indique qu'ils ont l'avis du sous-préfet qui autorise la poursuite des investigations (il nous en donne une copie).
Un groupement de bureaux d'études a été choisi et ils vont commencer à faire des analyses et nous verrons cela dans les mois qui viennent.
M. Bozzarelli rappelle l'autorisation de 1974 mais Le Pavé dans la Mare indique qu'à l'époque, il s'agissait de 100 t et de produits peu polluants car tout le monde faisaient son compost. Il y avait des crochets pour les poubelles qui se réduisaient à un sac par semaine par famille.

La décharge actuelle est sous la responsabilité du SMGTEDMA et le Pavé dans la Mare demande si c'est normal qu'elle soit soudainement interdite aux artisans du SICTOM pour y mettre leurs remblais.

M. Bozzarelli indique que la décharge n'est plus conforme mais il verra ce qu'il peut faire sachant que la déchetterie la plus proche est à Bédarieux.
M. SON de la DASS admettrait les inertes à la rigueur mais ce ne sera peut-être pas gratuit.

Le Pavé dans la Mare parle des emplois déjà décidés et pas forcément pour les personnes qui en ont le plus besoin.

M. Pla répond qu'il y a un CES et c'est tout ! Ce que confirme M. Bozzarelli.

Profitant du départ de M. Pla, le Pavé dans la Mare et Alter-Déchets remettent à M. Bozzarelli les lettres qu'ils ont préparées.

Fin à 18h00.

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