Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint- Ponais ?
 

[ retour au sommaire ]

Réunion avec le Conseil Municipal de Riols
le 7 mai 2004 à 20h30

M. Tailhades, maire de Riols, ouvre la séance.

Olivier expose succinctement le fonctionnement de la commission Alter-Déchets.
Sylvie explique la démarche par rapport à la lutte contre le projet de Tanarès et le cahier des charges qui en découle.
M. Tailhades précise que nous sommes sur la même longueur d'ondes.
Tout au long de la présentation du diaporama, les participants se livrent au jeu des questions-réponses.

A propos du compostage

• un m² suffit-il par tonne d'ordures ?
R: Oui, en moyenne annuelle et en fonction de la hauteur d'un andain.

• 65°, est-ce suffisant pour hygiéniser ?
R: C'est une pasteurisation, ça se passe sur plusieurs jours, le retournement assurant que toutes les ordures passent au centre, endroit le plus chaud. Et, avantage non négligeable, la chaleur éloigne radicalement les animaux déchétivores.

• Y a-t-il émission de biogaz ? Y a-t-il des odeurs dans les andains ?
R: Non, hormis l'odeur de "poubelle fraîche" à l'arrivée des camions. Il s'agit en effet d'une technique aérobie - en présence d'oxygène - et les retournements assurent une bonne répartition de l'aération.

• Vous parlez d'une diminution de 40% de la masse. Qu'en est-il du volume ?
R: C'est à vérifier lors du test promis par le S.M.O, mais on peut présumer que la diminution du volume sera supérieure.

• Les industries genre cimenteries seraient-elles susceptibles d'utiliser les balles plastique ou peut-on les enfouir et combien cela coûtera-t-il ?
R: Notre méthode respectant les accords de Kyoto, nous cherchons à utiliser le minimum d'énergie pour le traitement des déchets. Plutôt que de les enfouir, il est possible de les utiliser en incinérateurs qui en ont besoin lorsque la température de combustion tombe (production de dioxines), ou, solution plus prometteuse, de les stocker en attendant leur transformation en carburant auquel cas les balles seraient vendues. • La méthode de compostage existe-t-elle quelque part ?
R: Elle n'est pas très différente dans le principe de certaines méthodes industrielles, qui elles, procèdent à un broyage préalable des déchets d'où dépense d'énergie, problèmes de flux et d'écoulement du compost qui contient des particules de verre et de plastique.

A propos des eaux usées et des boues de station d'épuration

• Quelle exigence de sol pour les filtres plantés de roseaux ?
R: La même classe que pour un CSDU, c'est une installation classée pour l'Environnement.
Il s'agit en fait de compostage en couche mince.

• Et en cas de grosse pluie ?
R: Il est prévu un déversoir d'orage comme dans toutes les stations d'épuration.

A propos des toxiques

• Et le compost, qui en voudra sur son terrain ? il lui faudrait un "label"
R: Les toxiques y sont de toutes façons, ils sont disséminés, le but est de les diminuer le plus possible, notre méthode est la plus intéressante à ce niveau. C'est aussi pour cela qu'on voudrait travailler avec le Parc pour en parfaire la collecte prélable.

• Le Parc n'a pas de compétence particulière en matière de toxiques
R: Il existe une cohérence à impliquer le Parc dans la collecte des toxiques : la plupart des communes concernées par notre projet sont sur son territoire et il a vocation à soutenir les projets innovants et protégeant l'Environnement.

A propos des coûts

• De quelle superficie doit-on disposer ?
R: Un hectare et demi à deux, suffisant pour être à l'aise avec 15 000 tonnes, y compris pour le stockage des balles à fort PCI.

....... Discussion sur la réduction des déchets à la source ...............

• Le prix du transport est-il inclus dans les 80 euros/tonne ? Et le foncier ?
R: Nous avons calculé le prix de la tonne entrante, hors transports, foncier et voirie. Mais les coûts ont été maximisés pour éviter toute "mauvaise" surprise.

A propos du Plan Départemental

• Comment peut-on substituer un projet nouveau à celui avalisé par un arrêté préfectoral ?
R: Le tribunal peut rendre une décision dans ce sens.

• Et par rapport au plan départemental ?
R: Le plan départemental en la matière n'est pas clair sur le déchet ultime, le sous-préfet lui-même, n'est pas d'accord pour enfouir du tout-venant, l'arrêté a quand même été pris.
Le plan départemental a été établi dans chaque département, c'est une base qui propose une trame. Les élus avaient mission depuis 10 ans de faire quelque chose pour le traitement des déchets.

• Chaque fois qu'il en a été question, les propositions ont été refusées.
R: Le déchet ultime est pourtant clairement défini par la loi. Il faut composter les fermentescibles pour être dans le respect de la circulaire Voynet de 1998 et arriver au moins à 50% de valorisation matière.

• Il vous faut faire l'essai pour être crédible, vous devez montrer que ça marche.

• Qui va porter le projet ?
R: Ce sont les élus qui doivent se lancer puisque ce sont eux qui siègent au SMO.

• Où en êtes-vous avec le S.M.O ?
R: Nous attendons que M. Bozzarelli nous contacte : il devait le faire dès qu'il serait moins pris par les élections cantonales.

• Le S.M.O est-il vraiment engagé pour votre essai ?
R: Ils nous ont affirmé avoir budgété 27 000 euros et il serait probablement possible de faire l'essai à Agde, mais ça ne serait pas avant septembre.

• Pour ce type de compostage, il faut un site classé ICPE et on n'en a pas !
R: Pour l'essai qui ne concerne que 90 tonnes, il y a un beau terrain au bord de la quatre voies qui suffirait amplement pour peu que la DDASS donne son accord.

• Etes-vous en recherche d'un autre terrain pour l'essai ? Ou d'un coup de pouce politique ? Il vous faut faire un test institutionnel pour avoir du poids.

....... Discussion sur les rapports avec le S.M.O ...............

• M. Tailhades : je téléphonerai à Bozzarelli pour savoir exactement.
R : Si une commune se lance sur ce projet, elle peut emporter le marché et montrer l'exemple au moins au niveau des Hauts-Cantons.

• Les communes fonctionnent en communauté, les décisions ne se prennent pas individuellement et il ne sera pas si facile de trouver un terrain qui réponde à toutes les exigences.
R: Pour l'essai, on peut envisager, sur le terrain cité, un accès uniquement pour de petits camions, pour éviter des frais de bitumage.
Il serait intéressant d'ores et déjà d'organiser un groupe de travail avec les élus.

• M. Tailhades se renseignera auprès de M. Bozzarelli et prendra ses décisions en fonction.

La séance est levée vers 23h.

[ haut de page ]