Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint- Ponais ?

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Rendez-vous avec le Président du Syndicat Mixte de l'Ouest
le mercredi 13 octobre 2003, Cazouls, 15h30

Présents : Syndicat Mixte :
M. Bozzarelli, président
F. Pla, directeur

Association "Pavé dans la Mare"
trois représentants
Association Patanares :
Commission Alter-Déchets :
Raymond Sabat
Olivier Thouin
Anne-Christine Ferry
Marc Bricard
Sylvie Cerni

Lorsque nous arrivons à Cazouls, "Pavé dans la Mare" est déjà là, attendant le feu vert pour participer à la réunion. M. Bozzarelli doit arriver un peu plus tard. En l'attendant, nous discutons avec F. Pla :

- de la station d'épuration sur filtres plantés de roseaux
Sylvie et Raymond en expliquent les avantages. F. Pla semble intéressé et nous parle d'une réalisation sur Portiragnes.

- de l'accident du camion aux fûts d'acide
F. Pla n'est pas trop au courant, nous lui donnons les dernières infos, en particulier celle du coût de la dépollution.

- des analyses à Rosis
F. Pla nous informe que des analyses d'eau sont lancées sur Rosis pour avoir une base de travail et déterminer les trajets des sources éventuelles.

- de la localisation de la plate-forme de compostage
Nous rappelons les avantages certains - à tous points de vue - de situer la plate-forme de compostage dans la vallée et non sur le site de Rosis :
--- transport d'ordures "propres",
--- moins de tonnage donc de camions sur la route,
--- sur-tri de déchets accueillis en classe 3 (méthode Alter-Déchets) donc sur place,
--- pérennisation de la plate-forme à la fermeture de Rosis en compostage de fermentescibles (pour se conformer aux directives européennes)

- de la plate-forme d'Agde
Les balles d'O.M. qui y sont stockées seront déblayées d'ici deux mois et demi.
Six personnes travaillent sur place en permanence.
Une visite sera organisée dès que possible.

- Raymond met la collecte des toxiques sur le tapis quand arrive M. Bozzarelli.

F. Pla expose les deux projets de compostage : Hansch et Alter-Déchets. Il parle de l'évaluation des coûts de notre protocole et des délais dus à l'occupation actuelle de la plate-forme d'Agde par les balles d'O.M.

M. Bozzarelli : pour le financement, il vous faut monter un dossier précis. Qu'est-ce que chacun porterait ?

Raymond : nous assurons une mise en œuvre avec suivi scientifique informatique.
Nous vous demandons de nous fournir une plate-forme, un chargeur et son conducteur, eau, électricité, téléphone.

F. Pla ne sait pas ce qui existe sur la plate-forme d'Agde.

M. Bozzarelli : il faut voir ce qui est conforme, administrativement.

Raymond : si c'est moins de 300 tonnes, il est admis que l'on n'a pas besoin d'un classement ICPE.

M. Bozzarelli : il faut vérifier ce qu'il en est pour celle d'Agde.

F. Pla : quand on avait parlé du test à Rosis, il n'y avait pas d'électricité. Combien de terrain vous faut-il ?

Raymond : environ 1000 m2 pour assurer les manœuvres du chargeur.

M. Bozzarelli : c'est en fermentation naturelle ?

Raymond : oui, en aérobie

M. Bozzarelli : à Pézenas, ils ont la machine et du personnel. Il faut se pencher sur l'aspect légal.

Raymond : il est possible de créer une structure ad hoc, le temps de l'essai... et il explique comment ils avaient fait sur Béziers.

M. Bozzarelli : dans ce cas, il faut vous dépêcher de monter la structure, de la déposer en préfecture pour pouvoir demander des subventions.

Raymond : nous proposons une "ingénierie sociale" qui aurait l'accord des autres associations.

Olivier : au début, nous pensions que c'était vous qui alliez porter l'opération; ce qui change, c'est la proposition d'une "enveloppe".

M. Bozzarelli : les deux solutions peuvent être envisagées. Nous avons des problèmes d'argent et il faut avoir l'aval du sous-préfet : l'enveloppe sera ok si le dossier est béton.

Raymond : la base financière, nous l'avons; elle correspond au coût du transport dans l'Yonne.

M. Bozzarelli : on porte en fait les deux méthodes et ça se fera en partenariat avec le SICTOM de Pézenas ou une autre structure adaptée.
Hansch et vous, c'est pareil, sauf l'oxygénation ?

Raymond : Ils n'oxygènent que le premier mois donc ils gagnent un peu de temps mais il faut du matériel. Et il y a aussi le pré-tri et le broyage en tête que nous ne pensons pas faire.
L'intérêt de notre méthode, c'est qu'elle traite et hygiénise la totalité des ordures et ce n'est qu'en fin de process que l'on trie sur des ordures "propres".
En plus, les machines pour le tri peuvent tourner sur plusieurs plates-formes puisqu'on peut trier par campagne. Hansch a besoin de ses machines tous les jours.

Sylvie insiste sur l'intérêt pédagogique de situer la plate-forme près des gens. Ils verraient le processus et comprendraient vite la nécessité de trier en amont.

F. Pla : il faut y adjoindre les toxiques, c'est pédagogique.

Raymond : les élus des Hauts Cantons doivent se positionner avec votre aide. C'est le milieu rural qui fait leur spécificité.

M. Bozzarelli : ensuite, il faudra trouver "en bas" un site qui soit acceptable et accepté.

La réunion se termine pour nous à 17h30 et rendez-vous est pris pour le 13 novembre.

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