| Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
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C'est finalement Lassac qui a été choisi !
Octobre 2004 - Le SMED affine sa sélection infos recueillies sur le site de Peyra-Environnement Le Syndicat mixte d'études pour la mise en œuvre du plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés de l'Aude (SMED) a affiné le tir en annonçant que trois des six sites pressentis étaient retirés de la liste. Dans l'Indépendant du 7 octobre : Les trois sites abandonnés sont Payra-sur-l’Hers, Mas-Saintes-Puelles et Portel-des- Corbières. "Le bureau d’études Arcadis n’a pas pu y accéder pour mener à bien ses études, commente Marcel Rainaud, président du Smed. Par ailleurs, la concertation sur le terrain a permis de mettre en évidence le refus catégorique des propriétaires de ces terrains à céder leur bien". Les efforts du Smed vont donc se porter sur les trois autres sites que sont la Socal à Labécède-Lauragais, Lassac à Sallèles-d’Aude et la carrière de Saint-Papoul. Le président de conseil général commente cette décision: "La carrière de Labécède est maintenue, malgré l’opposition de la population, du fait des aspects techniques du site. A Lassac, le foncier semble facilement maîtrisable mais des études complémentaires sont nécessaires. Enfin à Saint-Papoul, les études techniques, qui n’ont pu être réalisées jusqu’à aujourd’hui, devraient pouvoir être lancées prochainement puisque des discussions sont entamées avec le propriétaire, la société Terreal". Dans la Dépêche du Midi du 7 octobre : "Mais, paradoxalement, il se pourrait également que ni Saint-Papoul, ni Labécède, ni Sallèles ne soit celui-ci. Car deux autres sites sont venus s'ajouter à la première liste, remontés à la surface au cours des débats publics menés avec les élus et la population. Tous deux concernent également le Lauragais : Issel et La Pomarède où la société Terreal dispose de deux carrières susceptibles de faire l'affaire." Ordures à Lassac: la vallée de l'Orbiel est contre
De solides arguments. Christian de Marion-Gaja, avocat du collectif, faisait ensuite état des arguments tentant à démontrer que le site de Lassac est totalement inadapté au projet. Tout d'abord, le site est difficile d'accès et semble insuffisant en superficie. Il serait rapidement à saturation. De plus, il est important de signaler que, dès 1964, un site archéologique datant du paléolithique supérieur y a été repéré et qu'il convient de le protéger. Du point de vue géologique, les failles calcaires du sous-sol ne garantiraient pas l'étanchéité des alvéoles. Et Christian de Marion d'ajouter : "Maintenant que les activités minières cessent et que plusieurs millions d'euros ont déjà été investis pour la dépollution, on ne doit pas, on ne peut pas polluer à nouveau. Trop, c'est trop !" Du point de vue touristique, l'installation d'une décharge aux portes des châteaux de Lastours, sur la route des grottes de Limousis, au pied de la Montagne Noire et de ses magnifiques villages ne peut que nuire à l'image du département. Enfin, la ligne à très haute tension de la Gaudière surplombe le site de Lassac et en cas d'incendie les trackers ne pourraient intervenir. Pour conclure l'avocat du collectif a déclaré que l'implantation de ce centre d'enfouissement serait "un coup mortel porté à la vallée dé l'Orbiel, à sa population, à son économie; il faut faire vivre la vallée de l'Orbiel et non l'achever". Les vignerons solidaires. Jean-Louis Poudou, au nom du président du syndicat de l'AOC Minervois, et Claude Carayol président du syndicat de l'AOC Cabardès (engagé dans une démarche agro-touristique), ont tous deux confirmé leur opposition à l'implantation de cette décharge qui "ferait trop de dégâts sur l'image de nos vins et de nos terroirs". Claude Carayol s'est montré quant à lui très pessimiste expliquant que même si le projet sur le site de Lassac était abandonné, il se pourrait bien qu'on leur propose à la place un site sur Villardonnel, la société Onyx ayant, selon lui, déjà effectué des études sur le sujet. Une pétition sous forme de bordereau était remise à chaque participant afin d'exprimer un non franc et massif à ce projet, ainsi qu'une lettre type à adresser au président du conseil général de l'Aude et l'appelant "à épargner une région qui a déjà trop souffert et lui accorder enfin la chance de développement économique sain". Nadine Malric |