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Cazouls-les-Béziers
Centre de traitement des déchets, demain les électeurs trancheront
article de Midi Libre du 14 octobre 2005
Les Cazoulins sont-ils favorables au projet de centre de traitement complet des déchets
ménagers ou sont-ils résolument opposés à son installation? Impossible, pour l'heure, de le
déterminer, au vu des deux réunions qui se sont succédées cette semaine en préambule au
référendum organisé demain, samedi, de 8h à 18 h. Dans un premier temps, Michel Bozzarelli,
maire de Cazouls et président du syndicat mixte Ouest Hérault chargé du règlement de cet
épineux dossier, avait réuni la population pour lui présenter le dossier. Que dit la loi ?
Quel coût pour la population ? Quels risques? "Le site envisagé a fait l'objet d'études
environnementales et hydrogéologiques très poussées dont les résultats ont conclu à la
parfaite qualité de la nature des sols et à la faisabilité du projet", reprenait le maire
dans sa présentation.
Ces arguments, l'Association de défense et de protection du patrimoine cazoulin (ADPPC) les a
démontés un à un, mercredi soir, lors de sa réunion dans la salle François Mitterrand. Par
la voix de son président Jean-Pierre Combes: "Installer un tel centre à 150 m de l'Orb sera
un véritable fléau, une menace pour l'environnement, pour le vignoble. Ne donnons pas un
chèque en blanc à monsieur le maire et son conseil municipal. C'est la catastrophe qui
entraîne la réaction: n'attendez pas la catastrophe pour réagir". Par celle de Robert
Clavijo, écologiste fondamentaliste, qui a fait un large tour de la question. Parmi ses
arguments, il a notamment déploré qu'on "centralise toutes nuisances"; regretté qu'on
veuille "y enfouir des toxiques et fermentescibles - qu'on ne collecte pas - ce qui est
formellement interdit"; ou mis en doute le côté "irréprochable des nouvelles décharges qu'on
nous présente. il n'existe pas d'argile imperméable et la géomembrane de 2 mm d'épaisseur,
déposée au fond de la fosse pour une étanchéité active, est-elle fiable ?". Affirmant que les
décharges sont "un mal nécessaire", l'écologiste s'apprête à les tolérer "à condition qu'on
n'y mette pas n'importe quoi. Ce qui impose en amont le compostage des fermentescibles et la
collecte des toxiques (piles, huiles usagées, phyto-sanitaires, solvants, colles...) ".
Me Ferrari, avocat de l'association et Cazoulin a lui décortiqué le droit: " Pour tout
référendum, le citoyen doit avoir accès à tous les documents techniques et financiers. Je me
pose aussi des questions sur le caractère légal de cette consultation au vu des conclusions
d'un premier bureau éditées le 28 septembre et des conclusions finales émises le 29 septembre:
un jour pour rédiger le rapport final, c'est peu... "
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Michel Bozzarelli, présent dans la salle et régulièrement pris à partie, a tenu à répondre:
"Je partage l'analyse de Robert Clavijo. L'amélioration de la collecte des toxiques est mon
souhait, favoriser celle des fermentescibles pour en
faire du compost aussi. Mais cela nécessite un travail de longue haleine. En deux ans, je ne
pense pas qu'on puisse y arriver". Au sujet de la pollution de l'Orb, "les études
hydrogéologiques et hydrauliques démontrent qu'il n'y a pas de risque de confusion avec la
nappe de captage de l'Orb. Pour ce qui est des coûts: "80 € la tonne est un coût moyen, la
fourchette basse étant à 65 €". Et enfin, en réponse aux arguments de Michel Bataille,
président des Vignerons d'Ensérune (qui se sont prononcés contre le projet à l'unanimité
du conseil d'administration), qui craignait de voir le site passer de 20000t par an à plus
de 200 000 t ("Le site de Tanarès étant passé à la trappe, celui de Rosis ayant du plomb dans
l'aile"), le maire de Cazouls avance que "les études se poursuivent sur Rosis. Et si nous
dépassons le tonnage, il faudrait demander à nouveau des autorisations prefectorales et
soumettre le dossier à enquête publique. Nous voulons être clairs dans ce projet qui n'en est
qu'au stade de la préfaisabilité". |

Le maire, Michel Bozzarelli, a souvent été pris à partie. Photo P. SALIBA
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En tout état de cause, forts des renseignements, souvent contradictoires, qu'ils ont pu
recueillir, les 2 750 électeurs cazoulins choisiront: ou donner caution à l'installation du
centre d'enfouissement des déchets ou bien... l'enterrer définitivement..
A.C.
Les résultats : inscrits 2705; votants 1614; exprimés 1 591 ; oui 521 ; non 1 070.
Cazouls-lès-Béziers
Référendum : un non massif au centre d'enfouissement
article de Midi Libre du 17 octobre 2005
Par 67,25% de "non" contre 32,75% de "oui", les habitants de Cazouls-lès-Béziers, consultés
hier par référendum local, ont massivement rejeté le projet de centre d'enfouissement sur le
territoire de la commune. Le taux de participation de 60% était révélateur de l'intérêt
suscité par le projet.
Après avoir proclamé ce résultat, Michel Bozzarelli, maire, a annoncé que "le conseil
municipal suivra, comme il s'y était engagé, l'avis majoritaire de la population".
Un résultat qui l'a personnellement "un peu déçu. Je pensais que la campagne d'explication
de ces derniers jours aurait pu convaincre un peu plus de personnes, mais manifestement,
c'est un sujet qui reste extrêmement difficile à aborder".
Président du syndicat mixte d'élimination des déchets de l'ouest Hérault, Michel Bozzarelli
dit "se poser des questions pour l'avenir y compris en ce qui concerne ma présidence du
syndicat mixte, car en dehors de l'opération usine de gazéification, il semble que nous
soyons bloqués".
Le syndicat mixte, qui a l'accord d'un maire du Biterrois et le site adéquat pour accueillir
la "torche à plasma", attend "le résultat d'une expertise de l'Ineris" sur le projet...
Le maire de Cazouls ne fait pas pour autant de ce résultat un revers politique sur un plan
personnel: "C'est une opération particulière, les résultats sont transverses, ce ne sont pas
des résultats gauche / droite, mais l'expression de ceux qui voulaient ou pas ce centre".
J. Vr. |

Pas de tension lors du dépouillement, mais un soulagement au résultat.
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