| Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
|
|||||
Des dizaines d'hectares pollués par les sacs plastique des Marseillais
"C'est hallucinant! Depuis plus de dix jours, rien n'est fait pour nettoyer ces champs. Si la pollution touchait une centaine d'hectares au départ, c'est au moins le double à présent", s'exclame Patrick Cozza, président de l'association Ecolog'Istres. Interrogé par l'AFP, il souligne qu'un arrêté préfectoral fait obligation à l'exploitant de la décharge, la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), de nettoyer le site et ses abords une fois par mois et après chaque épisode de grand vent. Le président d'Ecolog'Istres a demandé, dans une lettre au préfet des Bouches-du-Rhône, des mesures d'urgence pour imposer à MPM le ramassage des sacs, sous peine de sanctions financières. "Il est temps d'enclencher les procédures pénales et administratives qui vous sont dévolues à l'encontre d'un exploitant que l'on peut qualifier de multi-récidiviste afin que cesse cette situation d'impunité", écrit-il. Quelque 460.000 tonnes d'ordures sont chaque année déversées dans la décharge d'Entressen qui s'étend sur 80 hectares dans la plaine de la Crau, à quelque 70 km de Marseille. Directeur général adjoint de l'écologie urbaine à MPM, Jean-Marc Mertz, interrogé par l'AFP, évoque "un événement exceptionnel": "On va accélérer les nettoyages et remettre les barrières en place le plus rapidement possible, d'ici une semaine", assure-t-il. Selon lui, les experts des compagnies d'assurance devaient, avant tout nettoyage, constater les dégâts pour éventuellement indemniser les communes alentour. La communauté urbaine a lancé en mars 2003 un projet d'incinérateurdes déchets qu'elle voudrait voir installer à Fos-sur-mer, à une dizaine de km d'Entressen. Les écologistes s'y opposent, le jugeant "trop polluant" et préconisent plutôt le tri des déchets et leur recyclage. "Ça fait 35 ans que j'habite là, affirme Marcel Richard, un habitant d'Entressen qui se promène à vélo près de la décharge. C'est pas joli. Mais je préfère cela à un incinérateur, autrement toxique". "En montagne, on a les loups, ici on a les plastiques", constate, fataliste, un berger dont les moutons paissent sur des terrains loués à la ville de Marseille qui a racheté 350 hectares autour de la décharge. |