| Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
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Salindres, ville poubelle ?
Ceci dit, qu’avons-nous fait ? Première manifestation silencieuse le 03/12/2005 lors de l’inauguration du stade à la pelouse synthétique de Salindres. Commentaire du sénateur ROUVIERE : « les chiens aboient, la caravane passe ». Malgré de nombreux mails de protestation, le sénateur arrogant ne daigne pas répondre à des observations venant du bas peuple. Cet homme à l’évidence a un profond respect des citoyens. Les chiens que nous étions pourtant n’avaient rien fait que distribuer un tract. Lettres aux élus, rappel du principe de précaution. Tout ce beau monde nous regardait de haut, un petit sourire narquois au coin des lèvres. Observation de Daniel VERDELHAN sur nos écrits : « commentaires ineptes » Nos courriers officiels ?
Nous donnons à chaque élu présent un tract sur lequel nous écrivons « vous allez entériner et voter un acte illégal »... les élus votent comme un seul homme.(sauf le Maire de Rousson) Nous prenons des photos de tout le diaporama présenté et enregistrons les propos tenus par Daniel VERDELHAN, et le désormais célèbre « je ne veux pas demander son avis à la population » (sic), ce qui est normal pour un démocrate. Lors de ses vœux, alors que nous en sommes à notre quatrième tract, Daniel VERDELHAN, dans un élan poétique nous cite Shakespeare : « much ado about nothing » : « beaucoup de bruit pour rien » Comme le dit PAGNOL, dans Marius « quand on fera danser les couillons, il sera pas à l'orchestre ! » ce jour là, le pôvre, il aurait mieux fait de se taire ! Début janvier nous en sommes à plus de 1800 signatures sur notre pétition contre ce projet, toutes déposées chez huissier. Le nombre des médecins qui ont signé une pétition spécifique très clairement opposés au projet en étonne plus d’un ! Même Max ROUSTAN qui ne comprend pas début Février 2006, lors de sa réunion du vendredi...(nous avons nos espions !) Le 12 Janvier, rencontre avec le Président du SMIRITOM, Max Roustan . Deux heures durant lesquelles, après nous avoir menacé de la grande maison (le palais de justice), Max nous prouve, avec son collaborateur Monsieur LANOIR, ingénieur en environnement, qu’ils ne connaissent pas leur dossier. Et là, c’est dramatique. Comment des gens qui se disent responsables peuvent ne pas connaître le nom de la société qui a conçu le projet ? C’est une histoire de fous ! Nous distribuons notre cinquième tract : « nous allons donner des informations sur ce montage scandaleux » Chose incroyable : nous parlons d’illégalité, de « montage scandaleux »... nous espérons être attaqués en justice pour diffamation... et alors ? Rien ! Il ne se passe rien, parce que nous disons tout simplement la VERITE. Et puis arrive le lundi 23 janvier au matin : Fr3 nous contacte. Le soir même, premier reportage, avec trois passages aux infos régionales, dont un dans l’édition Languedoc-Roussillon. Dans la foulée, c’est Radio France Bleue Gard Lozère qui nous demande de nous exprimer dans un forum...et là, alors que tout les intervenants sont contre ce projet ou s’interrogent, c’est un conseiller municipal, brave soldat de la vielle garde qui va au casse pipe... lui aussi, il en prend pour son grade, car sa leçon mal lue, il l’avait mal apprise : il nous parle d’une usine de 3000 m²... elle en fait 13.000 ! Il aurait mieux fait de rester au lit ou de mettre des fleurs dans ses belles jardinières !
Le 26 Janvier 2006, « l’espoir changea de camp, le combat changea d’âme ! » Les citoyens savent que la démocratie n’est pas qu’un mot lancé du haut d’une estrade. La démocratie, ça se vit. La démocratie, c’est ne pas vouloir imposer sa volonté à un peuple imbécile. Être un Maire, ce n’est pas vouloir être « LE MAÎTRE » Deux jours plus tard, encadré en première page du Midi Libre, puis grand article de fond en page intérieure. Le Collectif existe et il est reconnu. Les habitants remercient ses membres pour la qualité de leur travail. Le Collectif qui écrivait des inepties, qui faisait beaucoup de bruit pour rien va être reçu par le Sous-préfet le 09 février, bientôt par le Directeur de RHODIA. Nous attendons avec sérénité l’hypothétique réunion du Maire accompagné de son fidèle ami Max ROUSTAN. Si cette réunion se fait, nous vous demandons de venir encore plus nombreux. Nous espérons qu’il n’y aura pas de chaises dans la salle pour qu’il y ait encore plus de monde. Nous n’aimerions pas être à la place des élus ce soir-là, car nous pouvons déjà vous le dire, si la parole nous est donnée comme nous l’avons donnée à Daniel Verdelhan, nous donnerons ce soir-là l’estocade à ce mauvais projet. Que se passe-t-il dans Salindres en ce moment ? Dans la rue, au café, chez les commerçants, à l’usine, on parle beaucoup de cette soirée, et personne ne comprend plus l’entêtement du maire, sa conception du dialogue avec les habitants, ni le silence gêné des conseillers municipaux. En fait, comment expliquer l’inexplicable ? C’est aux habitants de se poser des questions, c’est aux citoyens d’interroger leurs élus, mais cela, le Collectif ne peut le faire à leur place. Voilà, c’était en quelques lignes l’histoire du Collectif, de « votre » Collectif.
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