Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

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Le Syndicat Mixte avait tout compris... en 1997
à Béziers, le 10/12/97

SYNDICAT MIXTE POUR L'ELIMINATION DES DECHETS DE L'OUEST DE L'HERAULT

Hier soir, le syndicat mixte pour l'élimination des déchets de 1'Ouest de l'Hérault s'est réuni pour élire son président en l'occurrence le maire d'Agde : Régis Passerieux et les membres du bureau . Ce syndicat mixte qui regroupe les 46 représentants de 223 communes pour un tonnage annuel de 160 000 tonnes va se mettre au travail pour trouver les meilleures solutions pour traiter ces déchets en respectant les lois concernant l'environnement. En 2002, toutes les décharges ne pourront plus contenir que des déchets non recyclables.

- 5 ans avant l'échéance, dans 1'Hérault, 80% des décharges sont actuellement hors normes. Il faut faire vite... Le syndicat entre Pic et Etang, à l'Est du département, a été quelque part un précurseur en décidant la construction de l'incinérateur de Lunel Viel. Incinérateur qui déclenche une levée de boucliers de la part des riverains et de certaines associations écologistes qui, elles, préconisent l'enfouissement. Mais il faut savoir 3 choses :
D'abord, 1/3 du département de l'Hérault est calcaire, sol où il est impossible d'enterrer quoique ce soit. Si l'on exclut aussi les zones montagneuses, les secteurs des nappes phréatiques et les zones urbaines, il ne reste plus grand place.
Deuxièmement : l'incinération est la partie la plus visible et la moins attrayante de l'élimination des déchets mais il faut savoir que le plan départemental est l'un des plus ambitieux de France avec en amont de l'incinération 17% de compostage et 28% de recyclage... une valorisation très importante des déchets.
3ème point: si les opposants aux incinérateurs dénoncent l'émission de dioxines dans l'air, on ne sait pas non plus encore mesurer la toxicité des décharges enfouies.
Le président du syndicat entre Pic et Etang résume la situation:
"en fonction des moyens économiques et des avancées scientifiques actuels, les incinérateurs sont les maillons incontournables de la chaîne de traitement des déchets".

- D'abord un chiffre: chaque français jette en moyenne 10 tonnes de déchets par an ... tout le problème est de savoir ce qu'on en fait d'autant que, dans le même temps, chacun est sensible à la fois à l'environnement et à son confort.
Actuellement, dans l'Hérault, 80% des décharges ne répondent pas aux critères exigés en 2002 et les communes doivent se rassembler pour s'organiser . Le plan départemental des déchets élaboré par la Préfecture a donc divisé 1'Hérault en 3 zones : l'Ouest, l'Est et le district de Montpellier. A l'Est , le syndicat entre Pic et Etang a pris de l'avance puisque la décision de construire l'incinérateur très contesté de Lunel Viel avait été prise avant même la réglementation des décharges. A l'Ouest, le syndicat mixte vient donc de voir le jour... et quelques soient les choix retenus, incinérateurs ou enfouissement des déchets, il sera difficile d'être aux normes dans les temps. Pire, le district de Montpellier observe en apparence le plus grand immobilisme... personne pour l'instant n'est en mesure d'avancer ce qui va se passer dans ce secteur. Ce que l'on sait, en tout cas, c'est que la décharge de Lattes ne sera plus légale en 2002. Parallèlement, le plan départemental des déchets est un des plus ambitieux de France avec l'objectif de n'enterrer ou de ne brûler que 55% des résidus, le reste étant trié en amont pour le compostage et le recyclage. Ce qui est sûr, c'est que la défense de l'environnement a un coût et que la facture de traitement des déchets va considérablement augmenter.

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