Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint- Ponais ?
 

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Compte-rendu de la seconde réunion de la CLIS
du 27 janvier 2004 à 15h00 sur le site de Tanarès

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PREFECTURE DE L'HERAULT
SOUS-PREFECTURE DE BEZIERS
BUREAU DES TRAVAUX - URBANISME

AFFAIRE SUIVIE PAR:
MME G. ANDREU
GA/JB-3-
TEL. : 04.67.36.70.85
Béziers, le 30 janvier 2004

Le 27 janvier 2004 à 15h00, la CLIS s'est réunie sur le futur site du CET de RIOLS, dans l'emprise de la carrière CARAYON, au lieu dit "TANARES".
Une cinquantaine d'opposants au projet, dont les membres de l'association PATANARES, manifestaient devant la carrière et sur la colline surplombant le site.
Ils ont rejeté la proposition de M. le sous-préfet de participer à la visite sur place, assortie des informations de la Société SITA Sud sur les modalités d'exploitation du futur CET.
En effet, les représentants de SITA Sud ont expliqué à l'aide d'une maquette installée sur le terrain et représentant le site d'exploitation les divers aménagements prévus : positionnement des deux casiers terrassés, des alvéoles de stockage étanchées à l'aide de géomembranes, et des bassins de rétention des eaux de pluie qui seront rejetées dans le milieu naturel après un contrôle de qualité.
Les lixiviats ou "jus de déchets" seront collectés en fond d'alvéoles puis traités dans une station d'épuration hors du site.
Le biogaz issu de la fermentation des déchets sera aspiré par des drains placés dans les déchets et traités dans une unité de destruction thermique. Ce dispositif de captage sera recouvert par une couche étanche composée d'argile compactée et de terre végétale afin de restituer le site au fur et à mesure de son exploitation.
L'emprise de l'exploitation s'étendra sur 9 ha après un décaissement du vallon sur 150 m et l'élaboration d'une digue de 10 m de hauteur. Les sols schisteux qui garantissent dejà l'imperméabilité du site constitueront avec les différents aménagements prévus (géomembranes, argile compactée...) une barrière à toute infiltration dans le sol et le sous-sol.
M. le sous-préfet demande alors quels seront exactement les déchets dits "ultimes" admis dans le CET, leur définition n'étant pas, à ce jour, clairement précisée.
M. WARAMBOURG précise qu'il s'agit des "déchets de déchets" ménagers et assimilés non valorisables qui ne peuvent être aujourd'hui, ni recyclés, ni compostés, à savoir :
- les résidus de collectes sélectives
- les résidus de centres de tri (matériaux non valorisables)
- les résidus de valorisation biologique
Il ne s'agit donc pas de déchets ménagers bruts.
Il apparaît donc important pour les collectivités de participer à cet effort de traitement sélectif - et SITA Sud s'emploie actuellement à les sensibiliser sur ces problèmes - afin d'aboutir à une valorisation optimale des déchets, en amont de leur traitement et avant stockage.
Le coût du traitement se situera entre 55 et 70€ la tonne, alors qu'il est actuellement de 180€ pour la collectivité.
Les travaux devraient débuter en avril-mai 2004 et l'exploitation dès octobre 2004.
Le CET accueillera 75 000 tonnes par an de déchets et ce pendant 15 ans, à l'issue desquels il est prévu le réaménagement du site qui continuera à être suivi et contrôlé pendant 30 ans après sa fermeture.
M. le sous-préfet précise en conclusion que cette installation répondra en partie aux besoins de la zone Ouest du département de l'Hérault et est bien compatible avec les orientations du Plan Départemental d'Elimination des déchets prévu dans la loi du 13 juillet 1992 et à la directive européenne du 26/04/99. Pour ce qui concerne le département de l'Hérault, le Plan approuvé par arrêté préfectoral en date du 19 mars 2002 prévoit également la fermeture rapide des décharges sauvages qui continuent à polluer l'environnement, notamment celle située à la sortie de St-Pons.
Pour toutes ces raisons, M. le sous-préfet estime que l'exploitation de ce Centre reste une des seules solutions à la problématique posée par la question des déchets et à la pénurie actuelle des capacités de traitement. Il est en outre persuadé que la CLIS constitue un outil d'information et de transparence nécessaire et ouvert à tous dont il espère à l'avenir qu'il réunira toutes les parties concernées.
En effet, il faut malheureusement noter que seul un représentant des collectivités et un représentant des associations étaient présents sur le site.
La prochaine réunion est prévue début mai 2004 au cours de laquelle SITA Sud présentera l'état d'avancement du projet des travaux.

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