Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

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Les décharges d'ordures ménagères
Un danger potentiel près de chez vous

Dossier de synthèse édité par le CNIID en mai 2001

Aujourd'hui, chaque Français produit plus de 1 kg de déchets par jour, c'est-à-dire, deux fois plus que dans les années 60. Près de 25 millions de tonnes de Ces déchets sont déversées dans l'une des 439 décharges contrôlées de classe 2. Cependant, ces trous aménagés pour nos déchets ménagers n'écartent pas tout danger pour la nature et notre santé.

CONTRAIREMENT à une idée reçue, le 1er juillet 2002 ne signe pas l'arrêt de mort des décharges. Elles existeront toujours mais ne seront autorisées à accueillir que des déchets ultimes, c'est-à-dire, des "déchets résultant ou non du traite-ment de déchets et qui ne peuvent plus être traités dans les conditions techniques et éco-nomiques du moment... "(1). Selon la natu-re des déchets, trois types de décharges contrôlées sont distingués. Les décharges de classe 1 sont ouvertes aux déchets industriels spéciaux (DIS) considérés comme dange-reux. Les décharges de classe 2 ne doivent normalement recevoir que des déchets ménagers et assimilés (boues de stations d'épuration, cendres d'incinération, déchets des artisans, des commerçants...). Enfin, les déchets "inertes" (gravats, matériaux de construction...) sont enfouis dans les décharges de classe 3. Les décharges contrô-lées de classe 2 sont en théorie soumises à l'arrêté ministériel du 9 septembre 1997 qui notifie les prescriptions minimales d'ouver-ture et d'exploitation pour les nouveaux sites et la mise en conformité des sites exis-tants (2). Après étude d'impact, enquête publique, passage au Comité départemental d'hygiène, le préfet promulgue un arrêté d'autorisation fixant leurs conditions d'im-plantation, d'aménagement, d'exploitation, de surveillance et d'aménagement final. Ces décharges diffèrent des anciennes décharges brutes, aujourd'hui interdites. Cependant, elles restent perfectibles...

(1) Loi du 13 juillet 1992 relative aux installations classées pour la protection de l'environnement.
(2) Arrêté du 9 septembre 1997 relatif aux décharges existantes et aux nouvelles installations de stockage de déchets ménagers et assimilés.


Centre national
d'information
indépendante
sur les déchets




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Choix et localisation du site

Afin d'être conforme à la loi, la décharge doit être implantée dans un contexte géologique et hydrogéologique "favorable". Le sous-sol de la zone à exploiter doit constituer une barrière de sécurité passive dont le rôle est d'assurer à long terme la prévention de la pollution des sols et des eaux par les déchets et les lixiviats jus de décharge. La barrière de sécurité passive doit présenter de haut en bas, une perméabilité (K) inférieure à 10-9 m/s sur au moins 1 m et inférieure à 10-6 m/s sur au moins 5 m. En l'absence de formation géologique naturelle favorable, la loi permet une reconstitution artificielle de la barrière de sécurité passive par la mise en place de "mesures compensatrices". Apporter de l'argile pour renforcer l'étanchéité du sous-sol en est une couramment utilisée. Cependant, sous l'effet du compactage ou de contraintes hydriques (dessiccation, cycles gel-dégel...), la texture et les propriétés de l'argile, qu'elle soit du site ou rapportée, peuvent évoluer négativement et de façon irréversible, remettant alors en cause les propriétés de perméabilité recherchées.
D'autre part, on constate trop souvent que le site choisi ne remplit pas les normes imposées par la loi. Par exemple, la décharge de Sainte-Marie-Kerque (Pas-de-Calais) est installée dans une zone marécageuse avec une nappe d'eau située à 80 cm de profondeur. A Bellac (Limousin), le sous-sol du site retenu n'est pas argileux, mais sableux, et donc très perméable. Dans le Cantal, un projet prévoit l'installation d'une décharge dans une tourbière, ...etc. La méconnaissance des élus, le manque d'études indépendantes, des intérêts politico-financiers favorisent l'installation de décharges sur des sites particulièrement inadéquats et dangereux pour la nature.

La géomembrane

La zone à exploiter est divisée en casiers, eux-mêmes séparés en alvéoles. Sur le fond et les flancs de chaque casier est mise en place une barrière de sécurité active, constituée d'une géomembrane - sorte de bâche - et d'un réseau de drainage des lixiviats - tuyaux et graviers. En fond de décharge, la géomembrane doit jouer le rôle de barrière étanche et favoriser le drainage des lixiviats. Seules les géomembranes en PEHD (Polyéthylène haute densité) seraient chimiquement résistantes aux lixiviats. Mais elles sont moins faciles à manipuler que celles qui sont en PVC (Polychlorure de vinyle), en EPDM (Ethylène propylène diène monomère) ou en bitume.
Cependant, les géomembranes parfaites n'existent pas. Des défauts peuvent apparaître au cours de la fabrication, du transport, du stockage, de la mise en oeuvre (pose et soudure), de la période de fonctionnement. Une densité de 26 défauts par hectare (valeur haute) a été mesurée dans les fonds de décharges, et les débits de fuite des lixiviats au niveau de ces perforations peuvent être importants (3).
La géomembrane se présente sous forme de lés - bandes - raccordés par soudage ou par collage. La soudure des lés exige une technicité très poussée, en particulier pour le PEHD. Les interfaces doivent être propres et l'eau absente. La géomembrane en PEHD est également très sensible aux variations de température. Si les lés sont soudés par temps chaud, lorsque la température s'abaisse, un phénomène de cisaillement s'exerce au niveau de la soudure et la géomembrane est mise sous tension. Les conditions idéales pour souder n'étant pas toujours réunies, les défauts de soudure s'avèrent assez fréquents. Cependant, lors de contrôles réalisés par un organisme indépendant, il est possible de rattraper des défauts liés à la mise en oeuvre. En revanche, aucune méthode ne permet de contrôler l'ouvrage fini, prêt à recevoir des déchets. Il est donc impossible de déterminer si la géomembrane a été abîmée lors de la mise en place de la couche drainante. La mise en oeuvre de la géomembrane constitue donc une étape primordiale dont seules des entreprises certifiées devraient se charger. Or, des entrepreneurs ne disposant pas des compétences requises se sont introduits sur le marché.

(3) Quantification des débits de fuite dans les barrières d'étanchéité composite: réalisation d'une planche d'essai et mise au point d'instrumentations, S. Grosdidier, rapport de stage, Université d'Orléans, 1998.

Durabilité de la géomembrane

Les déchets poursuivent leur évolution pendant une très longue durée pouvant atteindre plusieurs décennies (30 à 50 ans). Il s'avère indispensable que la géomembrane résiste au moins aussi longtemps. Le retour d'expérience sur les géomembranes en PEHD utilisées en fond de décharge est de 20 ans. A priori, il est plutôt satisfaisant en ce qui concerne la résistance aux sollicitations physico-chimiques . Si elles sont bien installées (ni trous, ni sollicitations mécaniques), les géomembranes en PEHD résisteraient bien aux lixiviats. Cependant, cette conclusion ne peut pas être tirée pour les autres types de géomembrane.
Actuellement, le recul sur la durabilité des géomembranes s'avère insuffisant et les travaux de recherche sont à poursuivre.

(4) Etude de la durabilité des géomembranes mécanisme et mise au point d'essais accélérés, schéma d'après C. Maisonneuve, travaux en préparation d'une thèse, Université de Grenoble 1, 1999.

Mise en œuvre
1- Les ultraviolets et l'O2 de l'air peuvent accélérer le vieillissement de la géomembrane. Elle doit donc être mise en place peu de temps avant que le casier ne soit exploité, ou bien recou-verte d'un géotextile.
2- Le vent peut s'engouffrer sous la géomembrane et la décoller.
3- Lors de la mise en place de la couche drainante, les engins de chantier qui circulent sur la géomembrane provoquent des poinçonnements et des tractions.

Période de service de la décharge
4- Des contraintes chimiques dues au contact permanent avec les lixiviats peuvent altérer la structure intrinsèque de la géomembrane.
5- Le tassement du substratum et la pression exercée par les déchets peuvent provoquer une déformation et/ou un percement de la géomembrane.
6- Des contraintes thermiques dues à la chaleur produite lors de la dégradation des déchets s'exercent sur la géomembrane.
7- Des contraintes mécaniques s'opèrent en permanence au niveau des pentes, du fond du site, des soudures.
8- Les micro-organismes, les rats peuvent représenter une menace.
9- Le déversement des déchets est à réaliser avec précaution. S'ils sont déversés du haut du talus, pratique des exploitants peu consciencieux ou inconscients des conséquences sur la géomembrane, les déchets risquent de la heurter et de la déchirer, le géotextile de protection ne résistant pas toujours.

Conséquences des imperfections et des agressions subies

Une géomembrane présentant des perforations, des soudures imparfaites, une mauvaise mise en oeuvre ne remplit pas son rôle de barrière étanche. Les lixiviats la traversent et atteignent la barrière passive constituée d'argile, laquelle est alors sollicitée. Si la couche argileuse arrive à saturation, les lixiviats pourront atteindre l'aquifère - terrain poreux et perméable - puis, à terme, contaminer les nappes d'eau souterraines. Pour tenter de limiter cette contamination, un système de drainage peut être mis en place sous la géomembrane pour recueillir les lixiviats.

Les lixiviats

Les lixiviats sont le résultat de la percolation, à travers les déchets, d'eau qui se charge bac-tériologiquement et chimiquement. Les lixi-viats contiennent de la matière organique, des hydrocarbures, des composés minéraux, des métaux lourds... Leur production varie en fonction de l'existence et de la qualité de recouvrement des déchets qui permet de réduire les infiltrations d'eaux pluviales. Ils s'écoulent en fond de décharge et doivent être recueillis grâce au système drainant. À ce niveau, ils sont pompés puis stockés dans des bassins avant d'être traités. L'arrêté du 9 septembre 1997 rend obligatoire le traite-ment des lixiviats et impose des normes de rejet. Une grande diversité de traitements s'offre aux exploitants traitements physico-chimique et/ou biologique, filtration membranaire, évaporation thermique, station d'épuration. À l'issue de la plupart de ces traitements, des boues sont stockées en décharge de classe 1 ou 2, générant à leur tour des lixiviats. La pollution n'est donc pas éliminée" mais concentrée et transférée. Les drains doivent être suffisamment solides pour ne pas s'écraser sous la masse des déchets et la pompe doit résister à la corro-sion. Des problèmes de colmatage des drains peuvent aussi apparaître. En effet, en fond de casier, une boue issue de la décomposition des déchets peut les obturer et l'évacuation des lixiviats est alors interrompue. Pour limi-ter ce problème, des drains sont conçus pour recevoir du matériel de surveillance permet-tant de vérifier leur bon fonctionnement et d'envisager un décolmatage.

Les lixiviats, vecteurs de pollution

Au contact des lixiviats, les eaux de surface et les eaux souterraines se dégradent chimiquement et bactériologiquement. La pollu-tion des eaux souterraines est le résultat de l'infiltration et de la diffusion de lixiviats en sous-sol perméable ou fissuré. Quant à la pollution des eaux de surface, elle peut résul-ter du débordement et de l'écoulement des bassins de stockage des lixiviats dans le réseau hydrographique. Ainsi, à Pierrefeu- du Var (Var), à la suite d'une panne de pompes, les bassins de rétention des lixiviats ont débordé et se sont déversés dans le ruis-seau situé près de la décharge, ce qui a entraîné la mort de centaines de poissons (5).

(5) Quelques accidents concernant les CET de classe 2 en France, Ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement, Direction de la prévention des pollutions et des risques, Service de l'environnement industriel, Bureau d'analyses des risques et pollutions industrielles, 2000.

Le lixivalt
Le lixivalt provoque la déshydratation des lixiviats par leur mise en contact avec un gaz chaud issu de la combustion du biogaz. Les résidus sont mis en décharge de classe 1. Le principal grief fait au traitement par évaporation thermique est le risque de vaporisation de l'ammoniac et des composés organiques volatils (COV). Sur le plan santé, l'ammoniac irrite les muqueuses, et les COV vont de la simple gêne respiratoire à des effets mutagènes et cancérigènes. Le lixivalt limiterait ce risque. Cependant, nous ne disposons pas d'analyses émanant du constructeur pour le confirmer et de plus, il s'en dégage une odeur nauséabonde.

Le biogaz

Le biogaz est un mélange gazeux hétérogène et évolutif qui résulte de la dégradation de la matière organique. Sa composition chimique dépend de nombreux paramètres comme la nature des déchets, le taux de compactage, l'humidité, la température... En condition anaérobie, il est constitué de 40 à 60 % de méthane, de 35 à 50 % de dioxyde de carbo-ne, d'hydrogène sulfuré et de nombreux autres éléments à l'état de traces. il est mal-odorant, combustible, explosif et contribue à l'effet de serre. La production de biogaz s'étend sur une très longue durée, pouvant atteindre 50 ans. La réglementation impose le captage et le traitement du biogaz:
d'une part pour réduire les nuisances olfactives et limiter l'effet de serre. De nombreux riverains de décharges sont gênés par les nui-sances olfactives qu'occasionne le biogaz qui échappe au système de captage. Les techniques faisant intervenir des produits chimiques pour masquer, neutraliser et déstructurer ces odeurs restent sans effet, mais peuvent avoir des conséquences sur la santé;
d'autre part, pour limiter les risques d'incendie et d'explosion. Sur un échan-tillon de 20 accidents réper-toriés dans les décharges de classe 2 par le Ministère de l'Environnement (5), 14 concernent des incendies. Dans certains cas, ces feux ont endommagé la géo-membrane, ce qui a pu engendrer une pollu-tion du sol et de l'eau par les lixiviats. Le cas de la décharge située sur la commune de Crégy-les-Meaux (Seine-et-Marne) permet d'illustrer les risques d'explosion liés à la présence de biogaz. Le réseau de captage et les puits étant sous-dimensionnés, le biogaz a migré par les flancs de la décharge et s'est infiltré dans les caves des maisons d'un lotis-sement. Les riverains ont dû être évacués et relogés pendant dix jours;
enfin, pour réduire les coûts d'exploitation en utilisant le biogaz. Il peut être traité par combustion dans une torchère - installation de traitement du biogaz par combustion à l'air -ou valorisé de quatre manières. Tout d'abord, après épuration, il peut être injecté dans le réseau de gaz naturel. Cependant, ce système pose problème à cause de la présen-ce entre autres de mercure et de chlore.
Ensuite, il est possible de le transformer en électricité après combustion dans un moteur thermique ou dans des turbines à gaz. Le biogaz permet aussi la production de chaleur après combustion dans des chaudières. Enfin, il est utilisé comme carburant pour véhicule après épuration. Cependant, le biogaz aspiré en sortie du système de captage ne présente pas une composition constante et des problèmes de valorisation se posent. De plus, ces voies de valorisation ne sont pas toutes économiquement viables.

Impact sanitaire des décharges

Cancers et proximité d'une décharge
L'impact du biogaz sur la population vivant à proximité d'une décharge a été étudié par le Dr Pluygers, cancérologue (6). Sur la centaine de personnes étudiées, il a décelé une diminution des défenses immunitaires et donc une disposition accrue à développer un cancer. Le biogaz, constitué en partie de composés nocifs dont certains peuvent se révéler toxiques et/ou cancérigènes, contribuerait au déclenchement de ces symptômes. D'autres études établissent a priori une relation entre le fait de vivre à proximité d'une décharge et le développement de cancers. Notamment, celle de Goldberg et al. (7) met en évidence une incidence plus élevée des cancers du poumon, de l'estomac et des voies biliaires intrahépathiques chez les riverains d'une décharge municipale.
Métaux lourds et incidence sur la santé
Les métaux lourds présents dans les lixiviats peuvent être à l'origine d'une pollution et avoir de graves répercussions sur la santé. En effet, le plomb (éléments électriques, piles...) et le mercure (thermomètres, baromètres...) sont des agents mutagènes et cancérigènes, capables de perturber le développement normal des individus. L'aluminium (conserves) a des propriétés neurotoxiques. Le cadmium (photo-conducteurs, piles...) est susceptible d'engendrer des affections pulmonaires et des troubles rénaux... Pour éviter la dispersion de ces polluants dans la nature, il faudrait en réduire l'utilisation et à terme les remplacer, comme cela a été fait pour le mercure dans les thermomètres.

(6) Dr Pluygers, 81 bis av. Jan Stobbaerts, 1030 Bruxelles, Belgique.
(7) Incidence sur le nombre de cancers chez des personnes habitant à proximité d'une décharge municipale d'ordures ménagères à Montréal - Québec, Goldberg et al., Archives of environmental health, vol.50, n°6, novembre 1995, p.416-424.

Conclusion

La mise en décharge ne semble pas une solution totalement fiable vis-à-vis de la protection de la nature et de la santé humaine. Pourtant, de nombreuses exigences sont requises dans l'arrêté du 9 septembre 1997 afin que les décharges soient les plus sécurisées possible. Encore faut-il que ces recommandations soient respectées. Le premier écart à la réglementation concerne le choix du site, souvent géologiquement incompatible avec l'implantation d'une décharge. Ensuite, la mise en oeuvre de la géomembrane, le mode d'exploitation, le captage du biogaz, le traitement des lixiviats ne sont pas toujours réalisés dans les règles de l'art. De plus, d'autres paramètres comme la durabilité de la géomembrane, la résistance des drains et de la pompe à lixiviats ne sont pas complètement maîtrisés. Dressé en 1992 par l'Ademe, un bilan de l'application et du respect de la circulaire du 11 mars 1987 relative aux décharges autorisées montre que:
- moins de 2 % des décharges respectent l'ensemble des prescriptions techniques;
- sur le plan hydrologique, 53 % des sites ne sont pas conformes aux critères d'étanchéité;
- 85 % des décharges ne possèdent ni captage, ni traitement des lixiviats, ni contrôle de la qualité des eaux (8).
Les conclusions négatives de ce bilan confirment le décalage important existant entre la théorie et la pratique. il s'avèrerait intéressant d'en réaliser un nouveau afin de déterminer si la situation a évolué puisque les prescriptions de l'arrêté de 1997 sont plus contraignantes.
Ensuite, nous infirmons l'argument qui consiste à dire que plus les installations sont grandes, plus les mesures de prévention et de sécurité sont économiquement supportables car des décharges démesurées sont un appel à la production de déchets. De plus, elles engendrent des coûts de transport, une sollicitation des infrastructures routières et une pollution de l'air plus importants. Notre question est: qu'en est-il du principe de proximité et de la réduction des déchets à la source ?
Enfin, souvent les autorités publiques tentent de donner mauvaise conscience aux personnes qui refusent de devenir riveraines d'une décharge. Mais, tant que les efforts de réduction des déchets à la source et de production propre resteront quasi inexistants, nous considérons qu'aucun citoyen n'a à accepter de mettre en danger sa santé et celle de ses enfants. Or, personne n'est à l'abri de voir fleurir dans sa commune ce type d'installation de traitement des déchets !

(8) Guide méthodologique pour la remise en état des décharges d'ordures ménagères et assimilés, Ademe, 1996.
Bibliographie et sites internet:

- Les installations de stockage de déchets ménagers et assimilés, techniques et recommandations, Ademe, 1999.

- La décharge a un avenir: le centre de stockage, Techniques, sciences, méthodes, n°1, janvier 2000, 60 pp.

http://www.multimania.com
/talisker
http://www.cemagref.fr



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Dernière mise à jour: mai 2001
Remerciements à toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce document.
Imprimé sur papier recyclé

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