Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
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Les incendies dus aux décharges
trouvé sur le site du Ministère de l'Agriculture

La protection des forêts contre les incendies
(Rapport de M. Jean-Louis Bianco - Chapitre 20 - extraits)
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La loi du 12 juillet 1966 (article L 321-6 et suivants) a prévu la possibilité de déclarer d'utilité publique des travaux d'aménagement, d'équipement, ou de reconstitution pour les régions Corse, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d' Azur et quelques départements limitrophes. En pratique seulement trois périmètres de protection ont été créés dans les années 70, avec une seule déclaration d'utilité publique pour le Massif des Maures.

La loi de 1966 prévoit aussi :
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l'aménagement ou le déplacement des dépôts d'ordures,
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La prévention passe enfin par la résorption des principales causes de départ de feux, surtout lorsqu'elles dépendent de l'Etat ou d'autres collectivités publiques. Les dépôts d'ordures constituent une priorité évidente.

A cet égard les conditions qui ont permis la naissance en juillet 1997 d'un feu au nord de Marseille, sont, hélas, très révélatrices. Les alentours de la décharge auraient dû être débroussaillés, l'étaient-ils réellement ? A l'origine du sinistre, outre les déchets industriels "chauds", qui ont provoqué un premier foyer dans les remblais de la décharge, se situerait la tentative d'éteindre le feu naissant avec des détritus combustibles, par un engin de compactage. Il y avait déjà eu un départ de feu dans cette zone en provenance de la décharge deux ans auparavant. Un grillage n'aurait-il pas dû être installé sous le vent dominant pour limiter l'envol de déchets ?.

Cet incendie a détruit 2000 hectares de garrigues et 1450 hectares de pinèdes. Plus d'un million d'arbres ont brûlé, en grande majorité des pins d'Alep. Il a mobilisé 1800 pompiers et 400 véhicules venus de 18 départements. Il est aujourd'hui encore ressenti comme un traumatisme par beaucoup de Marseillais.

Il a été d'autant plus dramatique pour les habitants, comme pour la forêt, qu'il s'est développé sur une zone d'interface entre l'habitat et la végétation où la protection immédiate des habitations était particulièrement compliquée. De telles zones concentrent tous les risques et leur situation ne peut être améliorée que par des aménagements intégrant à la fois la protection immédiate des habitations et la défense des formations végétales environnantes (dont des pistes et des points d'eau, mais aussi des coupures agricoles de taille suffisante).

La surveillance et la rapidité de l'intervention sont également cruciales. A cet égard, la France est, de tous les pays méditerranéens, le plus efficace. Plus de 95% des incendies parcourent moins de cinq hectares. Mais la surveillance (y compris le guet armé, c'est à dire avec des moyens immédiats d'intervention en eau) ou l'efficacité des pompiers ne peuvent lutter contre les effets conjugués de la chaleur, de la sécheresse et du mistral. Les deux tiers des surfaces brûlées le sont pendant quatre à cinq jours chaque été, où ces facteurs se combinent.
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