Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint- Ponais ?
 

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Quand l'État se décharge
Le magazine du Département de l'Hérault - N° 131 - Décembre 2004

Le gouvernement laisse au Département l'épineux dossier des déchets ménagers.
Chaque année, les Héraultais produisent 500 000 tonnes de déchets ménagers. Pour les traiter, 1'Hérault compte cinq décharges autorisées, trois usines de compostage et deux usines d'incinération. Insuffisant. Jusqu'à présent, le préfet, représentant de l'État, établissait le "Plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés ". Les communes, plus souvent les intercommunalités, avaient le choix et la responsabilité de la mise en oeuvre concrète, et la finançaient. L'État en assurait le contrôle (qu'il conserve).
" Quant au Département, explique Christian Cammal, directeur de l'Environnement et du cadre de vie au Conseil général, il aidait, sans aucune obligation, les collectivités locales aide juridique, technique et financière (1,5 à 2 M€ par an) ". Au 1er janvier, le Département devient responsable du plan... et de ses conséquences. Là où le préfet avait une autorité quasi régalienne, les élus seront pris en tenaille, à la fois juges et parties, pour l'implantation d'équipements dont personne ne veut! Il faut pourtant sortir de la carence actuelle. Sans attendre, le Département lance une étude de stratégie. La concertation sera nécessaire, y compris avec les associations de défense de l'environnement. Ce sera long, difficile sans doute. Avec des conséquences financières. Sans transfert prévu.

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