Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

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ENQUETE PUBLIQUE : complément de participation
Jean Sabench adjoint au maire de Riols


Pendant la période de fonctionnement l'activité du centre va générer un chiffre d'affaires de l'ordre de 5 millions d'euros lié à la facturation à la tonne des déchets reçus.
Lorsque le site sera plein, le dernier camion vidé, il n'y aura plus aucune rentrée financière pour la société SITA Sud. Mais celle-ci devra assurer la surveillance du site (contrôles et analyses, dératisation, désinsectisation), son entretien (installations et débrousaillage), et surtout traiter les lixiviats et le biogaz, et ceci pour une période minimum de 30 ans.
Trente ans de charges d'exploitation sans aucun revenu !
Comment peut-on imaginer nous faire croire qu'une entreprise pourrait s'engager sincèrement à accepter une telle contrainte !!!
Quand les charges sont supérieures au chiffre d'affaires il y a dépôt de bilan, à plus forte raison lorsque le chiffre d'affaires est nul !
Ce sont les collectivités locales qui vont donc hériter du problème, et qui devront donc faire face financièrement.
Deux ans après la fermeture du site les garanties financières sont de 729 431 €, alors qu'il reste au minimum 28 ans de surveillance obligatoire.
La production de biogaz atteindra son maximum après la fermeture du centre, et il y aura toujours 20 000 tonnes /an de lixiviats à transporter hors du site pour traitement, soit 560 000 tonnes au total.
Les garanties financières ne représentent que 1,3 € par tonne de lixiviats et permettent de couvrir moins de 10% des frais occasionnés par leur transport !

Dans 20 ans les collectivités locales vont se retrouver dans la même situation qu'aujourd'hui, à la recherche d'une solution pour leurs déchets, mais leurs capacités financières seront lourdement hypothéquées par la gestion post exploitation du centre de stockage de Tanarés.
Accepter un tel projet ce n'est vraiment pas rendre un service à la collectivité ni à ceux qui l'auront en charge à l'avenir !
Même si ce projet ne présentait aucun danger pour l'environnement et la santé publique, ce qui est loin d'être le cas, on ne pourrait pas l'accepter.


Jean Sabench, Adjoint au Maire de Riols, chargé des questions d'environnement

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