Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
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Des députés européens se mobilisent !
Lettre à Monsieur le Préfet de l'Hérault

PARLEMENT EUROPEEN
Député au Parlement Européen
14 janvier 2003

Monsieur le Préfet,

Nous appelons votre attention sur le projet de décharge sur le territoire de la commune de Riols.
Nous pensons qu'il convient de s'opposer à ce projet de grande décharge qui, de fait, compte tenu de son volume et de la provenance des déchets ne peut en aucun cas être assimilé à un stockage de déchets ultimes.
D'autre part, la nature fragile du terrain notamment celle du sous-sol comportant de nombreuses failles ne présente aucune sécurité pour l'environnement quand bien même une géomembrane serait mise en place.
Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir prendre note de notre avis défavorable et vous prions, Monsieur le Préfet, d'accepter l'assurance de nos meilleurs sentiments.
Yves Pietransanta
Député européen
Chantal Cauquil
Députée européenne
Eryl McNally
Députée européenne

Pièce jointe : pétition contre la décharge de Tanarès

PETITION


Centre de stockage de déchets ultimes de Tanarès, commune de Riols, Hérault
Société SITA Sud

Le centre de stockage est prévu pour recevoir une quantité moyenne de déchets de 75 000 à 100 000 tonnes/an, pendant 20 ans, en provenance de la zone Ouest du département. Les déchets sont compactés et enfouis sans aucun tri ou traitement préalable.
Après enfouissement, les déchets vont fermenter pendant plus de 30 ans en produisant des effluents polluants : biogaz et lixiviats.
Lixiviats : la production maximum est évaluée à 20 000 tonnes /an soit 400t/semaine, ils seront traités hors du site. Ils présentent des risques bactériologiques et chimiques.
Biogaz : la production maximum sera atteinte 21 ans après l'ouverture du site, en 2024, avec 1115m3/heure soit près de 10 millions de m3 par an.

Projet de motion :
Ayant pris connaissance de la demande d'autorisation d'exploiter un CSDU sur la commune de Riols, déposé par la SITA Sud, les sous signés, considérant :
- que le sous-sol ne présente pas les conditions d'étanchéité souhaitable car un réseau de fractures régionales est en mesure de drainer les horizons karstiques sur des dizaines de kilomètres, - que, d'autre part, existent sous ce site une nappe aquifère profonde répertoriée et inscrite au SDAGE Rhône - Méditerranée - Corse comme aquifère karstique patrimonial, ainsi que divers réseaux souterrains à proximité, - que l'étanchéité des casiers repose sur une géomembrane dont l'imperméabilité n'est nullement garantie dans le temps par les fabriquants,
S'inquiètent du fait que les déchets prévus, fermentescibles et industriels seront enfouis, sans tri préalable contrairement aux instructions du Plan Départemental et à la non-réalisation des filières prévues en amont (collecte sélective des déchets toxiques - collecte sélective de la fraction fermentescible - etc.) et que leur fermentation provoquera inévitablement la pollution des nappes phréatiques,

Indiquent que la pluviométrie a été sous-estimée considérablement et que les risques, compte-tenu de la forte déclivité du terrain, des secousses engendrées par les tirs de mine de la carrière Carayon sont très importants et de nature à polluer depuis le Jaur tout le Sud du bassin versant et jusqu'à Valras-Plage.

Relèvent dans le dossier les risques décrits de fréquents incendies souterrains lesquels ne manqueront pas d'endommager ou de détruire le dispositif d'étanchéité, tout comme les secousses sismiques réelles dans le secteur.

Remarquent en outre que l'étude des vents appuyée sur des données et mesures émanant d'un lieu situé sur le versant océanique ne correspond en rien à la réalité de l'ouverture du vallon de Tanarès vers Saint Pons de Thomières situé dans l'axe des vents fréquents de Sud-Est, avec notamment le collège du Jaur situé à 2 km du site.

Estiment très dangereuse l'augmentation du trafic routier camions de près de 100 allées et venues quotidiennes alors que la RN 112 à saturation est source de nombreux accidents souvent mortels et que la départementale 908 dite du Piémont à vocation touristique se prête peu à la circulation intensive de poids lourds.

Manifestent de profondes réserves sur la préservation de la flore et de la faune dont une partie est répertoriée par la ZNIEFF de la vallée de Cassilhac à proximité immédiate et pensent que la présence d'un centre de stockage de déchets ultimes de telle importance au cœur du parc Naturel Régional du Haut Languedoc, de ses labels, de l'existence d'activités de tourisme vert, ne semblent pas de nature à respecter la Charte du Parc.

Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, les soussignés demandent à Monsieur le Préfet d'émettre un avis défavorable au Centre de Stockage de déchets ultimes sur la commune de Riols.

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