Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint- Ponais ?
 

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C.S.D.U. de Tanarès : lettre au sous-préfet du maire de Riols
article paru dans le bulletin municipal "Riols infos" de février 2004

Sans entrer dans une vaine polémique, nous souhaitons apporter à tous des précisions sur le sujet.
En effet, vous avez pu lire sur bien des tracts que les élus ne faisaient rien! Que le maire de Riols dans ses bulletins d'information, auxquels il était fait référence sous les dates des 15 janvier 2003 et 15 juillet 2003 " avait promis de combattre ce projet par tous les moyens légaux " "...avait indiqué qu'il espérait être entendu du Préfet sans qu'il soit nécessaire d'abandonner en route le mandat confié par les électeurs " etc. etc., j'en passe et des meilleures. Si bien qu'aujourd'hui, la démission en bloc du conseil municipal serait remède à tous les maux ! ...

Dans la réalité, tous les moyens légaux sont utilisés. Une requête en annulation de l'arrêté d'autorisation de M. le Préfet a été déposée par l'intermédiaire d'un avocat auprès du Tribunal Administratif à la demande de la Commune de Riols et des Communautés de Communes du Pays St-Ponais et Orb/Jaur.
Ceci est une certitude et pas une simple promesse.

D'autre part, certains articles de presse parus dans La Dépêche et Midi Libre, relataient la première séance de la commission locale d'information et de surveillance créée par M. le Préfet et faisaient état des voeux de Sita Sud.
Nous reproduisons ci-après, les articles en réponse que ces journaux ont accepté de diffuser.

RIOLS - R. Tailhades répond à Sita sud
article paru dans le Midi Libre du 13 janvier 2004 (également dans La Dépêche du Midi)

Après l'article paru dans Midi-Libre le jeudi 1er janvier sous le titre "Sita: le voeu d'une sérénité retrouvée", Robert Tailhades, maire de Riols, communique :
"Les études qui ont été menées à l'initiative de Sita sud sur l'ancienne carrière à Tanarès ont fait apparaître un aquifère situé sous ce site. Les tonnages envisagés pour le stockage démontrent une augmentation très sensible du trafic poids lourds déjà saturé. L'accès ne présente pas les garanties élémentaires de sécurité.
Les déchets devant être enfouis n'ont rien d'ultimes au regard du Plan départemental d'élimination des déchets ménagers et ce fait est d'ailleurs reconnu par le commissaire enquêteur dans son rapport.
A la lumière de ces inconvénients majeurs, tous les élus des communes concernés se sont prononcés contre un tel projet et, devant l'arrêté d'autorisation du préfet, ont décidé de déposer une requête auprès du tribunal administratif. Dans le même temps, une commission locale d'information et de surveillance était constituée.
Les élus des communes devant être représentés à cette CLIS, tout comme les élus du Parc naturel régional, ont alors fait connaître au sous-préfet de Béziers leur souhait de différer cette constitution dans l'attente du jugement du tribunal administratif. Ils n'ont pas été entendus.
Les responsables de la société Sita sud regrettent "le refus vindicatif de l'association Patanarès de s'intégrer à cette CLIS", mais ne précisent aucunement la position des élus. Suffit-il à leurs yeux de les négliger pour les faire oublier ?
En outre, Sita prétend par ailleurs que "les informations qui circulent sur l'hydrologie, la géologie ou encore l'accès sont sans fondement". Ce dernier point est pourtant celui qui a valu le refus du permis de construire.
Il apparaît donc une volonté flagrante de Sita Sud de travestir la vérité, de nier des évidences et l'on comprend pourquoi ! Quant à l'outil moderne et efficace proposé, il se borne à empoisonner les ressources en eau, créer des nuisances visuelles et olfactives en désaccord total avec les perspectives du développement rural et l'aménagement du territoire."

Courrier adressé à M. le Sous-Préfet le 6 février 2004

Monsieur Le Sous-Préfet,

Je viens d'être informé par courrier du 21 janvier de l'avis défavorable émis par la commission interministérielle sur ma demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle consécutivement aux intempéries du 2 au 4 décembre 2003.

Ma déception est grande de constater que nous serons livrés à notre triste sort devant la foule de dégâts subis par la voirie et les murs de soutènement de celle-ci.
Il faudra donc nous accommoder de cette situation, la DGE n'étant accordée pour la voirie qu'aux communes reconnues sinistrées.

Ceci est une pierre de plus dans notre jardin, et les pouvoirs publics ne pourraient mieux faire s'ils souhaitaient réaliser sur Riols, une réserve sur laquelle s'entasseraient, outre des ordures, quelques spécimens rares d'individus tout droit issus de l'âge de pierre.

Par ailleurs, Monsieur Le Sous-Préfet, je vous rappelle mon courrier du 22 décembre concernant la CLIS, auquel vous n'avez jamais répondu et par lequel, je vous faisais reproche de manier cette CLIS comme si tout était acquis et sans tenir compte de notre recours devant le Tribunal Administratif.

Aujourd'hui, je constate par l'article paru dans Midi Libre du 28 janvier que votre position ne varie pas.

Vous avez présidé sur le site de Tanarès, le 27 janvier la 2e réunion à laquelle participaient les services de l'Etat, dont vous-même, et les représentants de SITA.

A quoi peuvent servir de telles réunions ne comprenant que des gens unis pour une même cause et faisant abstraction totale des souhaits, des demandes et des avis des élus et des populations concernées ?

J'ai relevé dans vos propos les menaces que vous faites planer sur les collectivités qui "devront se plier au regard de la Loi".

Tout laisse supposer comme l'a indiqué le Préfet du Tarn, Monsieur SAPEDE lors d'une réunion le 17 janvier à Graulhet, que vous estimez vous aussi que les Maires vous doivent obéissance.

Pour ma part, je pensais la féodalité disparue, et remplacée par une République passant avant tout par les communes, mais j'avais dû rêver !

Quoi qu'il en soit, au niveau des responsabilités, je considère puisque vous avez choisi votre camp que vous devrez vous aussi répondre des graves incidents qui ne manqueront pas de se produire à Tanarès.

J'en veux pour preuve la suspension momentanée du Centre d'enfouissement de Graulhet par le Préfet du Tarn en Décembre 2000 consécutivement à l'éclatement d'une géomembrane (décrite comme barrière infranchissable).

Lorsque ce centre a été mis en place, vous étiez alors Sous-Préfet de cette Région, mais il semble que vous ne souhaitiez pas en tirer ]es conclusions qui s'imposent, surtout aux abords immédiats d'un aquifère reconnu. Quelle en est la raison ?

Enfin, je regrette que vous n'ayez jamais jugé utile de vous rendre sur le site lors de fortes pluies. Vous auriez pu vous rendre compte des magnifiques cascades dévalant les pentes en maints endroits et qui sait !... peut-être vous donner l'idée de les exploiter à des fins touristiques.

Mais je ne désespère pas ! cela fera partie d'un deuxième volet pourvu qu'un Sita-bis vous en persuade.

Croyez, Monsieur Le Sous-Préfet, en mes sentiments insatisfaits.

Le Maire, R. TAILHADES

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