Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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Reçus par email
du 7 au 13 janvier 2003


Reçu le 11/01/2003 de Jean-Louis Galinié
Bonjour,
je vous adresse un extrait des voeux de Georges Frêche, maire de Montpellier concernant les ordures ménagères.
Parus dans Montpellier Votre Ville
Ordures ménagères :
Les Montpelliérains, comme tous les Français, produisent de plus en plus d'ordures. Où les mettre, comment les traiter sans nuire à la santé humaine? C'est à ce travail essentiel que s'est attelée la nouvelle agglomération. (...)
Le procédé retenu, qui va être construit à Garosud sur un terrain de 10 ha fait appel à des procédés modernes de plus en plus utilisés en Espagne, en Allemagne et depuis peu en France : la fabrication de compost et la méthanisation avec récupération de chaleur et d'énergie.
Dans 3 ans l'usine entrera en fonction et la ville ne produira plus que des déchets inertes pour le ou les CSDU, sans aucun danger pour la santé.
Certes, après que l'agglomération ait refusé d'aller, pour incompatibilité d'humeur, aussi bien à Castries qu'à Murviel les Montpellier, il reste encore à trouver un site. C'est la seule question difficile encore en attente. Elle sera réglée, n'en doutons pas.
Commentaire :
- un point positif, il est prévu un procédé moderne pour le traitement des ordures, aux portes de Montpellier. Si Montpellier installe aux portes de la ville une usine de traitement d'un volume énorme d'ordures, pourquoi l'ouest du département ne pourrait-il pas le faire près des plus gros centres producteurs,
- un point peut-être inquiétant pour le cas où, par malheur, Tanarès se ferait, Montpellier cherche toujours un point de chute pour ses déchets "ultimes".
Salutations,
Jean-Louis Galigné

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Reçu le 08/01/2003 de Gérard Bastide
Coucou les tanaresnautes! Je vous informe honlayne que nous venons de faire un sujet sur le projet de décharge pour Fr3 : interviews d'Olivier Fuchs, Josian Cabrol et moi-même en langue occitane.
L'émission passera sur FR3 Midi -Pyrénées et Languedoc-Roussillon ce samedi aux alentours de 18h.
Qu'on se le dise!
A Diu siatz a totes et bon courage!

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Reçu le 08/01/2003 de Corine Cannac
Pour infos : Je viens d'envoyer ce texte à "CO2 mon amour", émission de France Inter le samedi de 14 à 15 h... Ils s'occupent d'environnement.
St Pons, dans l'Hérault, et le Parc Régional du Haut Languedoc. Un centre de stockage (par enfouissement) de déchets ultimes est à l'étude dans le site privé de Mr Carayon, exploitant d'une carrière. Ce projet est une aberration :
- sous-sol avec failles et zones de contact (schiste et calcaire)
- Nappe phréatique, réservoir d'eau potable pour une grande partie de l'ouest du département
- réseaux souterrains, avec sources et résurgences
- site visible depuis la cathédrale (classée monument historique)
- ouverture du vallon de Tanarès vers Saint Pons dans l'axe des vents du sud-est, avec le collège du Jaur en droite ligne à 2 km du site de stokage
- forte déclivité du terrain, risque érosif et d'éboulement en cas d'épisode pluvieux de type cévenol
- augmentation du trafic routier (100 passages de camions par jour, éloignement des lieux de production de déchets), accidents déjà trop nombreux
- fragilisation du sous sol : proximité de la carrière et zone de seismes (faille d' Ardouane)
Mais aussi :
- déchets enfouis sans tri préalable : production de biogaz et lixiviats pendant 50 ans
- pas de garantie d'étancheité de la géomembrane, et nombreux incendies
- mille tonnes de lixiviats à transporter pour traitement hors du site
- suivi post exploitation : biogaz et lixiviats à traiter, site à contrôler et entretenir pendant 30 ans avec des charges de fonctionnement sans rentrées financières conséquentes.
et aussi :
- Air : rejet de biogaz et de gaz de combustion
- eau : fuite de lixiviat, accidents lors des transport
- faune : pollution par l'eau, l'air et les pesticides
- flore : contamination des productions, de la flore sauvage (champignons...)
et encore :
- diminution du tourisme vert et de passage
- menace sur les labels (vins, navets de Pardailhan, miel...). et sur l'agriculture
- menace sur l'existence du Parc régional du Haut Languedoc
Association Patanarès Ardouane 04 67 97 15 29
http://www.decharge34.com
Nous organisons une grande manifestation samedi 11 janvier 2003 à 14 heures à St Pons... contre ce projet (ici ou ailleurs la technique d'enfouissement est mauvaise...) ...pour des recherches de solutions alternatives (et moins produire de déchets !!!)
Merci de transmettre

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Reçu le 08/01/2003 de Valérie Belot
Bonjour et...
... Bienvenue dans le Parc Naturel contaminé du Haut Languedoc
- Pollution Durable
- Patrimoine Surnaturel
- Montagne très Noire et Cacaroux
- Les Crottes de la Devèze
- Produits de Terreur
- Label écobeurk
Renseignements à l'Office du Pourrisme / St Pons les Poubelles.
P'tit coucou et à samedi au plus tard
Valérie (Olargues)

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Transmis le 07/01/2003 par Pascal Desjours
Communiqué de presse du 02/01/2003 du collectif "Plus jamais ça, ni ici ni ailleurs" à propos du projet de loi sur les risques technologiques et naturels.
Nous n'acceptons pas que l'on puisse présenter 15 mois après l'explosion d'AZF un projet de loi validant "la culture du risque industriel". Ce projet dit vouloir limiter les dangers "à la source" tout en prévoyant l'indemnisation des prochaines victimes qui n'auront pas accepté de vendre leurs biens. Cela signifie en clair que la population riveraine d'installations classées (Seveso 2) a le choix entre accepter un jour ou l'autre de subir les conséquences dramatiques d'un accident industriel majeur ou faire ses valises. Monsieur Douste Blazy aurait été plus inspiré de faire des propositions pour qu'aucune nouvelle usine à risques puisse s'installer dans une agglomération plutôt que de s'intéresser au dédommagement des prochaines victimes . par les victimes elles-mêmes, puisque les fonds d'indemnisation seront alimentés par un prélèvement de 2% sur les primes "catastrophes naturelles" des contrats d'assurance. Se servir de la caution de Toulouse, ville sinistrée, pour faire passer ces dispositions financières qui s'apparentent à du racket est insupportable.
D'autre part, aujourd'hui encore, rien n'est fait à Toulouse comme ailleurs pour traiter en toute transparence le problème des Transports de Matières Dangereuses (TMD). La commission d'enquête parlementaire sur les risques industriels, présidée alors par François Loos, aujourd'hui ministre, s'inquiétait vivement du danger des TMD et demandait qu'une enquête parlementaire soit diligentée dans les plus brefs délais. Pourquoi ce silence ? Pourquoi cet oubli dans le projet de loi ? Ce dossier est étouffé par ceux là même qui disent vouloir associer la population à la surveillance des risques industriels.
Enfin le maire de Toulouse aurait dû répercuter auprès du Parlement et du Gouvernement le sentiment de la majorité des Toulousains qui luttent pour une Ville ouverte sur la vie des gens, dégagée de toute pollution et de tout risque industriels. Un minimum de démocratie de proximité aurait permis, par la voix du maire de Toulouse, de faire remonter au gouvernement des propositions concrètes, qui, échelonnées sur le temps, peuvent changer le paysage industriel français. Une réelle politique sur la maîtrise des risques industriels passent par ce que doit devenir le paysage industriel français dans les 50 ans à venir. En débattant de la question "produire pour qui et pourquoi faire ?" il s'agit de mener une expertise sans concession de tous les sites dangereux de France et de se donner les moyens de les fermer ou de les déplacer en France à chaque fois que la population ou l'environnement court un risque majeur. Bien entendu cette politique doit s'accompagner de plans de reconversion industrielle qui garantissent le maintien de l'emploi. Sur le long terme cela est possible, mais pour cela il faut accepter de faire de la politique non pas pour renouveler son mandat avec l'appui des lobbies industriels, mais pour le bien des générations futures.
Jean-Pierre Bataille pour PJCnina Toulouse le 2/1/03

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Reçu le 07/01/2003 de Bruno Bousquet
Bonjour, j'ai actuellement de nombreux problèmes informatiques et vous demande s'il vous est possible d'obtenir des infos sur support papier.
En ce qui concerne votre adresse e-mail, j'ai tenté plusieurs fois de vous joindre à tamares@voila.fr, mais cette fois, il paraît que les problèmes ne venaient pas de chez moi !
En ce qui concerne le évenuels futurs clients de la décharge (il semblerait toutefois que l'annulation soit en bonne voie), peut-on savoir: quelles communes amèneraient quoi ?
Pour ce qui est du Parc Régional, vous dîtes qu'il y a un risque de déclassement; je voudrais savoir si, par la suite, il n'y aurait pas d'autres risques de voir s'implanter autre chose (autrement dit: accepter la décharge, c'est, aussi, la porte ouverte à tout ?)
Des pétitions ont-elles circulé (sûrement chez vous, mais plus loin géographiquement ?)
Etes-vous entrés en contact avec d'autres associations ? Si vous n'avez pas toutes les coordonnées, je peux vous en donner quelques-unes s'il n'est pas trop tard avant la manifestation de samedi.
Enfin, en tant que correspondant pour plusieurs journaux, je suis preneur de ce genre d'infos (je suis attentif à tout ce qui touche l'environnement en particulier et suis membre de plusieurs assos).
Dernière chose: SEVESO prend un S et non un Z...
Bruno Bousquet
8, Place du Quai
34610 Saint-Gervais-sur-Mare

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Reçu le 07/01/2003 de Jean-Louis Galinié
Bonjour, Bonne année.
félicitations pour votre efficacité, particulièrement lors des changements de site.
Je vous signale que le dossier dessin ne s'ouvre que très partiellement.
Je vous adresse un sujet de pancarte. Si vous ne le jugez pas insultant, vous pouvez le joindre aux dessins.
Est-il prévu de reporter la manif si le temps rend encore les déplacements difficiles?
Salutations
JL Galigné

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Reçu le 07/01/2003 d'Antoine Marra
Que dire devant un projet plus fou que démesuré.
Au départ la loi de 1992 sur le traitement des déchets par d'un bon principe, fermer les décharges, et traiter les ordures ménagères par plusieurs procès ,tel que tri recyclage, compostage , incinération et en dernier lieu enfouissement des déchets ultimes.
Dans le projet de Tanarés il s'agit bien de créer une décharge (pardon on l'appelle CSDU );mais on ne parle jamais de tri, de recyclage ou autre mode de réduction ou de traitement des déchets. On stocke bêtement des milliers de tonnes de déchets sans savoir quelle sera l'issue dans l'avenir.
Ce projet est déjà hors la loi, et devant le manque de sûreté pour l'avenir, que fait- on du principe de précaution ?
Le choix du site me semble tiré du chapeau: un terrain calcaire donc perméable, sur des failles ou un sous-sol caverneux (complexe de grottes dans le sous-sol du Saint Ponais. Et par dessus le marché au coeur du Parc Régionnal du Haut Languedoc !!!!
En fait on décide à la va vite , on choisit une solution lucrative pour le prestataire, mais une fois de plus le vrai problème n'est pas résolu.
Ce problème est l'élimination des déchets. On ne peut parler d'élimination des déchets comme en parle le Préfet (car rien ne se perd rien, ne se gagne, tout se transforme - Lavoisier). Il faut parler de diminution des déchets à la source.
Produire moins de déchets, recycler au maximum les emballages ,composter dès le départ la partie fermentescible et pourquoi pas arriver au déchet Zéro : d'autres pays sont sur la bonne voie.
Je déplore une fois de plus que des décisions importantes sur l'avenir du pays sont prisent sans une analyse sérieuse et l'avis de la population.
Un référendum sur le traitement des ordures serait souhaitable. On nous a bien consulté pour l'entrée de la France dans l'organisation de l'Europe.
Aujourd'hui les seuls choix retenus pour le traitement des déchets sont l'incinération, le transport vers des gros centres et de l'enfouissement. Une concentration de pollution et la création de plusieurs autres problèmes tel que Dioxine, métaux lourds, dégagement de gaz et de matières toxiques pour l'environnement donc pour l'homme.
Je suis un technicien 49 ans et, dans une association pour la protection de l'environnement "Gardarem Saint Christol" qui lutte depuis 1996 contre un incinérateur géant à Lunel Viel et une création d'un CSDU à côté.
Antoine Marra
gardarem@saint-christol.com

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