Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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Lettre d'André Publique
De Passytoyenqueussa en Champagne Solidaire

samedi 29 mars 2003
Salut Francescou !

Si tu as des histoires avec tes Taraniaiseries, moi j'espérimente le surfage universciel !

Tu sais que, comme je me fais vieux, je suis allé voir pour faire ouvrir une estension du cimetière vers la cave coopérative.
Parce que, quand y feront de lixiviations à la terre, au moment du décuvage, par ezemple, je me suis dit que le terrain était bon pour recevoir les jus (de la vigne).
Alors j'ai décidé de me faire construire un petit caveau, pour mettre l'urne de la Léonore (née Meuropéenne) qui veut se faire ainsi nérer et puis ma carcasse à moi, que, vu que je risque d'y passer un moment (dans le caveau) y faudrait bien quand même penser à assurer la subsistance divine. Même que je vais faire graver dessus le caveau en latin, parce que ça fait plus distingué : "In Vino Veritas" (J'aime bien la vérité et le vin aussi, alors !)

Je disais donc, que comme le terrain, il est en contrebas de la cave coopérative, mon caveau à moi, il se remplira des résidus du jus de la treille, et je t'aurais même pas besoin d'y faire placer des bouteilles. Surtout que ça me serait compliqué de les déboucher tout seul, tu comprends...
Mais je te cause, je te cause,… et je reviens au surfage.

Tu sais l'autre année, je suis allé votationner comme chaque fois pour la liste du conseil municipal. J'ai pas choisi, vu que les autres qui se représentaient "je peux pas les saquer" : la tête de la liste, mon papeta, il y avait déjà foutu le pied au cul du sien (papeta) parce que c'était le seul endroit par où on arrivait à le faire réfléchir...
Alors, bien sûr, depuis que ça dure, je t'esplicationne pas davantage qu'on est des familles de fâchés. C'est comme ici !

Seulement quand je suis allé voir le maire, y m'a dit que la Société "Lordure O'Biney" voulait acheter le terrain pour y mettre ses véreux perdus (y font de l'embouteillage) et qu'il avait déjà signé le bal, ou la promesse de viande, je ne sais pas trop.
Bref, si je voulais en savoir plus, y fallait que je demande au président de la commune té ! des communes, mais qu'aujourd'hui il avait pas la cassequette, alors que je ferai mieux de repasser le lendemain.

Lendemain j'ai été reçu par le conseiller général. C'est qu'il était bien habillé, avec la cravache et la montre, qu'il regardait tout le temps parce qu'il avait un autre rendez-vous et alors comme il avait pas le temps, il m'a dit que je revienne encore le lendemain, parce que le président de la commune té ! des communes, il avait pas encore trouvé son casse-tête, mais qu'il causerait du pays au premier vis président du conseil général, parce que lui, il est bien placé, qu'on le déboulonnera pas de si tôt, vu que le vis, il doit être gros.
Mais le tuyau qu'il m'a donné c'est d'aller voir dans le bureau à côté du parc (celui qui est naturel comme le bon vin dans notre région), là oùsque les enfants jouent au zindien. Et on pourrait peut-être faire l'échange de terrain, comme ça, ça ferait un beau parkinge pour les véreux perdus de Monsieur O'Biney et, comme ça environne naturellement la cave coopérative, tout le monde sera content...

Lendemain, j'ai vu le président de la commune té ! des communes et y m'a dit qu'il m'avait bien écouté (sans que je lui parle, il est fort çuilà !) et qu'il demanderait à Monsieur O'Biney, puisqu'il devait le rencontrer dans le bureau (celui qui est à côté du parc, naturel comme le bon vin bien de chez nous !) pour discuter de la qualité de la vis… (et peut-être du nombre de tours, mais ça c'est moi qui l'ai deviné !).

Enfin, après tout ça moi, j'ai vraiment confiance dans le surfage universciel !
Parce que, tu vois, si on était en dictature, on aurait affaire qu'à une seule personne, quand on a un problème ; tandis que là, avec tout ce monde, je suis bien tranquille, y'en a au moins un qui m'aidera : je vais quand même pas passer toute ma mort à boire que de l'eau de pluie !

Remarque, je dis ça, mais, pour être sûr d'avoir la tête sous la canelle, comme dans la chanson, et que, malgré tout, je suis un peu méfiant, et bé ! j'ai quand même décidé d'écrire à Monsieur le Député pour qu'il me donne un petit coup de pouce.

Ton vieux pote, André Publique

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