Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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La preuve est "fête" ou la preuve par "fête"
par Olivier Thouin de St Pons, le 6 octobre 2003

Ce samedi 4 octobre 2003 à St Etienne d'Albagnan, pas moins d'un millier de pèlerins sont là pour dire non à la méga décharge en écoutant de la musique, une bière à la main.
Nous ne cèderons pas face aux paroles sans âme, face à ces pollueurs sans scrupules. Nous nous regroupons pour lutter avec efficacité, sans heurts.

La plupart des articles de presse nous présentent comme des extrémistes, marginaux, anarchistes, voire des casseurs et j'en passe. Ces articles, sensés nous briser ou creuser un fossé avec la population, nous remplissent d'énergie pour la suite du combat et ont, du coup, un effet contraire.

Nous avons montré notre capacité à poursuivre la lutte, presque une année déjà. Bravo !
L'organisation sans faille de ce concert/bouffe a confirmé notre aptitude à unir les citoyens pour une cause juste.

Ceux qui utilisent la politique, avec beaucoup de pragmatisme, pour nous désavouer, finiront peut-être par comprendre que nous ne voulons pas de méga-décharge. Nous sommes prêts à le leur répéter encore et encore, et autant de fois qu'il sera nécessaire. Nous le ferons savoir dans tout le pays et plus loin s'il le faut !

Nous proposons des alternatives qui existent et qui ont, elles aussi, déjà fait leurs preuves.
Pourquoi s'entêter à les refuser ? Pour quel honteux profit ? Le milieu politique se moque de nous en dédaignant l'avis de la population. Nous sommes vivants ! Nous existons ! Nous participons à l'économie du pays ! Nous ne servons pas qu'à remplir les caisses de l'état et les caisses des administrations territoriales et communales et inter communales et cantonales et que sais-je encore...
Nous ne sommes pas que des pions que l'on manipule sur l'échiquier politico-économique.

La Démocratie voudrait que chacun fasse confiance à ses représentants politiques, mais de toute évidence, cela devient de plus en plus difficile. Le maire de St Pons refuse le dialogue, refuse de se joindre aux manifestants dans la rue, refuse de nous fournir une salle de réunion, supprime le "moment institutionnel", supprime la fête de la musique, supprime le fête de St Pons, ne participe pas à notre petite fête, supprime la fête de la châtaigne...

Nous refusons la méga-décharge ! Est-ce trop demander ?

Qui du milieu politique ou de l'entourage de notre député a osé rejoindre ouvertement, dans la rue, le combat des citoyens ? On les compte sur les doigts d'une main. Quand on sait qu'il faut au moins deux mains pour se dire bonjour, ça ne fait pas grand chose...

"Les voies légales, les voies légales..." qu'y disent en se cachant derrière ! Les lois sont faites pour protéger les gens qui les font. Les voies légales protègent les faibles qui se plient aux exigences d'un seul, sans broncher. De peur de perdre leur situation tranquille, qu'on leur a dit enviable, voire confortable. Ceux-là, ces soi- disant mécontents, pourquoi se croient-ils ligotés dans leur terrier ?

A en croire les journaux, tout le monde est contre la méga-décharge. Mais il y aurait les extravagants qui osent le dire dans la rue en protestant énergiquement et ceux qui ne pensent qu'au bien-être des habitants des hauts cantons en regardant passer leur destin avec fatalité !
Deux visions fondamentalement opposées !

Il ne s'agit pas là de faire la révolution (n'oublions pas la méga-décharge), mais nous avons tous le droit à l'expression et ce n'est pas un crime que de clamer son mécontentement à ceux qui ne regardent plus que leur nombril !

Une action dans la rue avec tous les élus pourrait avoir un impact décisif et immédiat face au Préfet ! Qu'attendons-nous pour agir ensemble ? A croire, comme le disait M. Big Mat dans le Midi Libre, que ça doit bien profiter à quelqu'un ! En tout cas pas aux citoyens des hauts cantons !

La confiance s'obtient peut-être avec des promesses électorales, mais la confiance perdure et se renforce pour peu qu'on l'entretienne avec le coeur.

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