Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
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Lettre ouverte à Monsieur le Préfet de l'Hérault et aux Elus de la zone Ouest- Hérault
Maurice Escande, Anne-Marie Deschamps, Richard Costa, Véronique Mathiaud-Agnes

Suite au rapport d'enquête concernant le centre de déchets ultimes sur le site de Tanares, commune de Riols, nous sommes bouleversés par les propos tenus par Monsieur le Commissaire-enquêteur.

Nous ne saisissons pas le bien fondé d'arguments laissant à penser que la population du St Ponais serait manipulée, et que son opposition au projet ne serait que le résultat de cette soi-disant manipulation. Les phrases utilisées relèvent du mépris et de l'insulte au regard d'une population qui manifeste, comme elle en a le droit, pour que ses intérêts, au sens noble du terme, soient respectés.

Monsieur le Commissaire-enquêteur semble croire, et il l'écrit, que les habitants des Hauts-Cantons ne sont pas capables de juger par eux mêmes des lacunes et de la nocivité du projet ; quelques phrases :
"On s'étonnera du manque d'esprit critique des associations qui ont très largement piloté la consultation"
"Il n'est pas possible de considérer que nous sommes en présence d'une libre expression publique".

Nous sommes étonnés qu'un tel mépris ne soit pas relevé et stigmatisé par les élus. A travers le public électeur, ce sont nos représentants que l'on insulte ; leur élection par une population qui se laisserait aussi facilement manipuler n'aurait plus ni valeur ni sens.

Il est parfaitement anormal qu'un Commissaire-enquêteur, nommé par le tribunal administratif, se permette de tels jugements sans aucun rapport avec les aspects techniques du dossier en question.

Si les élus, pour des raisons que nous ignorons, se laissent mépriser à travers leurs électeurs, libre à eux. Les habitants du St Ponais ont, eux, le sens de l'honneur et du respect et veulent le faire savoir.

Par ailleurs, Monsieur le Commissaire-enquêteur s'étonne "du climat d'intense passion", alors que lui-même parle du "risque d'obérer pour ½ siècle l'économie et le bien-être de toute une région". Faudrait-il assister à cela sans bouger ?

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